Protection de l’enfance : les « Petits Invincibles » interpellent sur la sécurité des enfants

Protection de l’enfance: le cri du cœur des “Petits Invincibles” pour protéger nos enfants

Protection de l’enfance : le cri du cœur des “Petits Invincibles” pour protéger nos enfants

Réunis devant le Palais de Justice de Nice ce lundi 7 septembre à l’initiative de l’association “Les Petits Invincibles”, militants, victimes et familles ont dénoncé les lacunes du système judiciaire face aux violences faites aux mineurs. Entre appels à voter la “loi intégrale” et témoignages poignants, la mobilisation a mis en lumière un tabou sociétal encore bien réel.

Sur le parvis du Palais de Justice de Nice, moins d’une centaine de personnes, pancartes à la main, côtoyaient les photos des victimes d’agressions durant leur enfance. Pour attirer l’attention des passants, souvent indifférents, l’association a fait appel à un groupe de musique et a fait chanter la jeune Romy, qui a interprété Je t’accuse de Suzane. Anne-Cécile Collet, présidente de l’association, a rappelé que “160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, soit un enfant sur dix”.

En cette période de rentrée scolaire, le moment est crucial pour les manifestants afin d’aborder la prévention et de sortir de l’indifférence collective. Face à plus de 85 000 plaintes en souffrance dans les services de police et de gendarmerie, dont la moitié a plus d’un an, l’urgence du terrain se heurte aux lenteurs administratives. “On reconnaît l’âme d’une société à la manière dont elle traite ses enfants. Et bien en France, on n’a pas une très belle âme”, a déclaré l’organisatrice devant la foule.

Le calvaire des familles face à la lenteur de la justice et au tabou général

L’émotion était palpable, incarnée par les photos accrochées aux grilles et les récits de parents confrontés au silence et aux blocages institutionnels. Les manifestants ont noté une affluence plus faible que lors des précédentes mobilisations, où près de 300 personnes s’étaient rassemblées après le décès de la petite Lyhanna.

Une mère de famille a témoigné de son calvaire, son fils ayant été victime à l’âge de cinq ans. “Ça fait cinq ans qu’on est en justice et rien n’avance, malgré les aveux de l’agresseur”, a-t-elle déploré. Elle a souligné le manque d’outils de prévention dans la société, demandant que le sujet soit abordé à l’école de manière adaptée aux enfants.

Elle a également pointé une réticence générale à affronter le problème, affirmant que “c’est un sujet trop tabou. Si vous n’êtes pas concernés, les gens s’en moquent.”

La « loi intégrale », feuille de route des militants

En guise de solutions, la présidente de l’association a appelé à soutenir le projet de “Loi intégrale”, discuté par une soixantaine de députés. Les revendications incluent des enquêtes accélérées avec un délai de trois mois maximum pour entendre les victimes, une formation obligatoire pour toutes les personnes travaillant auprès de mineurs, et des contrôles systématiques des intervenants. Au-delà des textes, l’attribution de budgets réels est réclamée. “On veut des moyens. On veut de l’argent !”, a lancé l’intervenante au micro, insistant sur le besoin d’actions concrètes.

Avant de se quitter, les participants ont été invités à écrire leurs messages sur des feuilles blanches pour les rassembler dans une enveloppe adressée directement au ministère de l’Intérieur, affirmant leur détermination à maintenir la pression citoyenne.

Source : NicePremium

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