Épargne salariale : le gouvernement effectue un revirement en moins de 48 heures
Le gouvernement français a récemment opéré un spectaculaire retournement de situation concernant l’épargne salariale. Lundi 7 septembre, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a indiqué sur RTL que l’idée de soumettre l’épargne salariale à des cotisations sociales, déjà assujettie à la CSG et à la CRDS, était à l’étude en préparation du budget 2027. Cependant, le lendemain, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a affirmé sur le réseau social X qu’il n’avait jamais été question de modifier le régime de l’épargne salariale.
En fin de journée lundi, l’entourage du Premier ministre avait déjà démenti un article des Échos, qui évoquait une possible imposition des versements d’épargne salariale supérieurs à 3 000 euros. Ces versements incluent les sommes versées par les employeurs dans le cadre de l’intéressement, de la participation, du plan d’épargne entreprise (PEE) et du plan d’épargne retraite collectif (Perco).
L’entourage de Lecornu a précisé que les informations divulguées provenaient d’un document de travail et ne constituaient pas une décision officielle. Cette série de déclarations a engendré une cacophonie au sein de l’exécutif. Pour tenter d’éteindre la polémique, une clarification a été apportée, bien que ces fuites aient conduit à un signalement à la justice concernant la transmission non autorisée de travaux internes aux services de l’État.
Aucune donnée statistique récente n’est disponible concernant l’épargne salariale dans ce contexte.
Source : RTL, Les Échos, réseau X, La Tribune.
