L’éducation à l’image reconnue comme essentielle pour les compétences du XXIe siècle au Sommet Lumière

Faire de l'éducation à l'image

L’éducation à l’image, un apprentissage fondamental du XXIe siècle

La France, la Corée du Sud et le Nigeria ont lancé, à Saint-Paul-de-Vence, un partenariat dont l’objectif est de faire de l’éducation à l’image un savoir aussi nécessaire que lire et écrire.

« Former le regard » est une ambition à long terme, résultat d’une réflexion internationale menée lors du Sommet Lumière sur l’avenir de l’image animée, qui s’est tenu le 7 septembre à la Fondation Maeght. Plus de 200 participants de soixante pays ont assisté à cet événement, co-présidé par la France et la Corée du Sud.

Les trois pays, grands acteurs du cinéma, se sont unis pour promouvoir l’éducation à l’image, un enjeu crucial à une époque marquée par « l’accélération, la propagation quasi infinie des images », comme l’a souligné le président Emmanuel Macron. Il a également évoqué les impacts sur les enfants, notamment en termes de sommeil et de capacité d’apprentissage.

La déclaration Lumière, signée par plus d’une centaine de participants, formalise cet engagement, affirmant que l’éducation à l’image doit devenir « un apprentissage fondamental du XXIe siècle ». Cette initiative vise à établir des programmes adaptés à tous les âges, en collaboration avec l’UNESCO.

Hannatu Musa Musawa, ministre nigériane de la Culture, a souligné l’importance de ce partenariat, notant que le Nigeria, avec sa dynamique Nollywood, est un acteur clé dans ce débat mondial.

Emmanuel Macron a également mis l’accent sur la nécessité d’enseigner aux enfants à « mieux regarder » et à comprendre la fabrication des images, afin de les préparer à un monde où la manipulation est omniprésente.

Depuis plus de trente ans, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et les ministères de l’Éducation nationale et de la Culture gèrent des programmes tels que « Ma classe au cinéma », accessibles de la maternelle au lycée.

Le Sommet Lumière a également souligné l’importance de la préservation de la mémoire audiovisuelle, avec Emmanuel Macron affirmant que seulement 20 % du patrimoine cinématographique mondial serait sauvegardé.

Cette initiative marque le début d’un vaste chantier visant à renforcer l’éducation aux images, face à l’influence croissante des plateformes numériques sur la consommation médiatique.

En conclusion, le Sommet Lumière a jeté les bases d’un multilatéralisme de l’image, promouvant un accès universel à l’éducation à l’image, perçue comme un remède à l’addiction aux écrans.

Source : Franceinfo

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