En Centrafrique, il n’y aura pas de paix durable sans un dialogue inclusif, affirme Catherine Samba Panza
L’ancienne présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba Panza, a déclaré qu’« en Centrafrique, il n’y aura pas de paix durable sans un dialogue permanent et inclusif entre toutes les parties au conflit ». Cette affirmation a été faite lors de la seconde édition de la Fabrique de la diplomatie, tenue à Paris, où elle était accompagnée de Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, cardinal-archevêque de Bangui.
Catherine Samba Panza a conduit une médiation entre 2014 et 2016, qui a permis de mettre fin à la guerre civile. Elle a souligné l’importance de l’appropriation des accords de paix par la population, en mentionnant que des consultations sont prévues dans les régions touchées par le conflit, notamment à Goma et Bukavu.
Elle a également évoqué l’exclusion des femmes dans les négociations de paix, notant qu’elles jouent un rôle crucial au niveau local, même si elles sont souvent absentes des processus formels. Selon elle, un accord de paix est plus durable lorsque les femmes et les communautés affectées y participent.
Monseigneur Nzapalainga a salué les efforts de Samba Panza, affirmant qu’elle a réussi à mobiliser les énergies pour apaiser les tensions et conduire à des élections en 2016, marquées par un climat pacifique.
Samba Panza a également évoqué la nécessité d’un dialogue inclusif pour faire face aux défis actuels en Centrafrique, insistant sur le fait que les Centrafricains doivent être au centre des discussions pour trouver des solutions durables. Elle a appelé à la création d’un climat de confiance entre les différents acteurs, y compris la communauté internationale, qui joue un rôle clé dans la stabilisation du pays.
La situation en Centrafrique reste fragile, et l’ancienne présidente a averti que sans un engagement réel pour le dialogue, le pays risque de replonger dans la violence.
Source : RFI
