Les actes misogynes se multiplient avec l’essor des lunettes connectées, alerte une association de prévention des violences
L’association e-Enfance met en lumière une nouvelle forme de violence à l’égard des femmes, liée à l’utilisation croissante de lunettes connectées. Depuis le début de l’année 2026, elle a enregistré une vingtaine de signalements concernant des femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes équipées d’une caméra, principalement des modèles de la marque Meta. Ces vidéos, diffusées sur les réseaux sociaux, entraînent des insultes, du harcèlement et des menaces de mort à l’encontre des victimes.
La diffusion de ces contenus, souvent sortie de leur contexte ou mise en scène, vise à générer des « vues » en humiliant les personnes filmées. Selon e-Enfance, ces vidéos peuvent atteindre une audience de plusieurs milliers d’utilisateurs, transformant les victimes en cibles de moqueries et d’insultes misogynes. L’association cite notamment le cas d’une jeune fille filmée lors de la Fête de la musique à Paris, qui a reçu des commentaires haineux et des menaces après la publication de la vidéo sur des plateformes comme TikTok, Instagram et X.
Les signalements suivent un schéma récurrent : un créateur de contenu aborde une jeune femme dans un lieu public pour la filmer discrètement, cherchant à provoquer une réaction gênante ou embarrassante. Cette pratique soulève des inquiétudes quant à l’encadrement des lunettes connectées. Véronique Béchu, directrice de l’Observatoire de l’association e-Enfance, appelle à une révision des réglementations concernant ces dispositifs et à une tolérance zéro de la part des plateformes pour les contenus humiliants.
Source : La Provence.

