Opposants à l’A412 en Haute-Savoie cherchent à bloquer les travaux des engins.

Autoroute A412 : des opposants veulent « paralyser l’avancée des engins » en Haute-Savoie

Autoroute A412 : des opposants veulent « paralyser l’avancée des engins » en Haute-Savoie

7 septembre 2026 à 17h43 – Mis à jour le 8 septembre 2026 à 07h00

Les travaux de défrichement pour l’autoroute A412, qui reliera Machilly à Thonon-les-Bains, ont débuté ce lundi 7 septembre, marqués par l’abattage des premiers arbres sur le tracé. Dix jours après l’autorisation préfectorale, des machines ont été mises en œuvre par Amedea, une filiale du groupe Eiffage. En réponse, plusieurs dizaines de militants du collectif StopA412 ont tenté de bloquer l’accès à un chemin forestier pour « paralyser l’avancée des engins », affirmant que « le rapport de force commence maintenant ».

Longue de 16,5 km, cette « autoroute du Chablais » doit être mise en service en 2029, avec un coût estimé à plus de 300 millions d’euros, financés par des fonds privés. La construction nécessitera l’utilisation de 177 hectares, englobant des habitats essentiels pour des espèces protégées comme le castor et l’œillet superbe.

Les opposants critiquent le projet, le qualifiant d’« absurde » et de « inutile », car il double la ligne ferroviaire du Léman Express existante. Ils soulignent également que les travaux ont débuté alors que des recours en justice sont en cours, portés par des associations telles que France Nature Environnement Haute-Savoie.

Des experts, comme ceux du Conseil national pour la protection de la nature, ont déjà émis un avis défavorable au projet. L’Autorité environnementale a également alerté sur les émissions potentielles de 286 000 tonnes d’équivalent CO₂ sur les vingt prochaines années, ce qui ne correspond pas aux objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre.

Les critiques soulignent que ce projet pourrait avoir des conséquences néfastes sur les zones humides de la région et contribuer à une augmentation du trafic routier et de l’urbanisation.

Pour plus d’informations, consultez l’article complet sur le site de Reporterre.

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