Chikungunya : Cinquième cas autochtone à Nogent-sur-Marne, une nouvelle opération de démoustication prévue
La ville de Nogent-sur-Marne, située dans le Val-de-Marne, fait face à un foyer autochtone de chikungunya, avec un cinquième cas confirmé. Pour interrompre la chaîne de transmission, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France a programmé une troisième opération de démoustication dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 septembre. Cette action vise à réduire la population de moustiques tigres, vecteurs de la maladie, durant la période de contagion.
Le premier cas de chikungunya autochtone a été identifié le 19 août, sans lien de voyage avec une zone endémique. Suite à la confirmation de la présence du moustique tigre autour du domicile de la personne concernée, deux opérations de démoustication ont été menées dans un périmètre de 150 mètres les nuits du 25 au 26 août et du 1er au 2 septembre. Une initiative de porte-à-porte a également été réalisée le 26 août pour sensibiliser la population et détecter d’éventuels autres cas.
Au cours de la même semaine, deux cas supplémentaires ont été diagnostiqués au sein du même foyer familial. Le 3 septembre, deux autres cas ont été identifiés, l’un dans la même résidence que les trois premiers, et l’autre dans le quartier, sans lien familial direct. Tous les cas ont présenté des symptômes durant la seconde quinzaine d’août, mais aucun n’a nécessité d’hospitalisation.
L’apparition de ces nouveaux cas suggère que la chaîne de transmission pourrait encore être active dans le secteur. Une enquête entomologique réalisée le 4 septembre a confirmé la présence de moustiques tigres dans les zones concernées, justifiant ainsi une nouvelle opération de démoustication, élargie pour inclure les lieux fréquentés par les nouveaux cas.
La ville de Nogent-sur-Marne, en collaboration avec la préfecture du Val-de-Marne et l’ARS Île-de-France, suit de près l’évolution de la situation. Les riverains seront informés des mes à prendre via une distribution de flyers à partir du 7 septembre.
L’ARS appelle à la vigilance et invite les habitants à éliminer les gîtes larvaires autour de leur domicile en supprimant toute eau stagnante dans les jardins, balcons et terrasses.
Le chikungunya, maladie virale transmise par le moustique tigre (Aedes albopictus), se manifeste par une fièvre élevée et de fortes douleurs articulaires, avec des symptômes apparaissant généralement entre deux et sept jours après la piqûre d’un moustique infecté. Les infections sont soumises à un signalement obligatoire, permettant à l’ARS et à Santé publique France d’évaluer le risque de transmission et d’agir rapidement.
Source : ARS Île-de-France.

