Les récoltes sont doubles : à Guérande, la chaleur profite au moins à la fleur de sel
À Guérande, la saison 2026 des marais salants s’annonce record, avec une production de fleur de sel ayant plus que doublé ces dernières semaines. Ce phénomène est attribué à des conditions climatiques exceptionnellement chaudes et sèches, favorisant une augmentation de la quantité de sel récolté.
En effet, Fabien Ozanne, paludier, souligne que, traditionnellement, les paludiers récoltent en moyenne 1,5 tonne de sel par œillet chaque été. Cependant, cette année, les récoltes atteignent plus de 3 tonnes par œillet, grâce à des vagues de chaleur qui ont saturé les marais. Ce constat est d’autant plus frappant que les paludiers ont travaillé plus de 60 jours consécutifs, sans interruption due à la pluie, ce qui est atypique pour la région.
La texture du sel a également changé. Au lieu de gros grains, la production a donné une poudre fine, similaire à celle du sel méditerranéen, bien que la qualité générale soit restée inchangée. La fleur de sel, qui se forme habituellement en soirée, a dû être récoltée au petit matin en raison des températures élevées, un fait rare qui ne se produit qu’en période de canicule.
Le sel, une denrée qui ne se périme pas, sera stocké pour compenser d’éventuelles pertes lors de saisons plus pluvieuses. Cette production exceptionnelle pourrait permettre aux paludiers de maintenir leur niveau de vie, même en cas de difficultés futures liées aux aléas climatiques.
Les récoltes de sel à Guérande illustrent ainsi l’impact direct du réchauffement climatique sur l’agriculture, avec des conséquences à long terme sur la profession et la production alimentaire.
Source : 20 Minutes.

