Emplois menacés et souveraineté en question : un contre-sommet s’oppose au projet Bromo d’Airbus et Thalès.

Emplois menacés, souveraineté en danger : un contre-sommet s'oppose au projet Bromo, le futur géant privé de l'espace européen voulu par Airbus et Thalès

Emplois menacés, souveraineté en danger : un contre-sommet s’oppose au projet Bromo

Le projet Bromo, visant à regrouper les activités spatiales d’Airbus, de Thales et de Leonardo, suscite des inquiétudes quant à l’avenir du CNES (Centre National d’Études Spatiales) à Toulouse. La CGT a organisé un contre-sommet à Paris pour dénoncer les risques pour l’emploi, le savoir-faire et la gouvernance stratégique en France.

Alors que le premier sommet international sur l’espace se tiendra les 9 et 10 septembre au Grand Palais à Paris, un contre-sommet se déroule à la Bourse du travail. Le projet Bromo ambitionne de renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe face à des acteurs comme SpaceX et la Chine, mais il intervient dans un contexte de désengagement de l’État, suscitant des préoccupations.

Thomas Meynadier, représentant CGT chez Thales Alenia Space, souligne que « le privé a bien compris le désengagement du politique dans cette filière ». La CGT dénonce un discours sur un « champion européen » qui pourrait masquer une volonté de réduire les coûts et les effectifs. Elle craint qu’une fusion entraîne un monopole, menaçant les missions du CNES.

Les organisateurs du contre-sommet s’interrogent sur la pertinence d’une agence spatiale nationale dans un contexte de coupes budgétaires. Arnaud Simion, député PS de Haute-Garonne, a noté que l’État impose une réduction de 330 millions d’euros au budget du CNES, ce qui soulève des questions sur le pilotage politique dans le secteur spatial.

La crainte d’une position monopolistique est partagée, avec des implications sur l’emploi et la pérennité des sites industriels, notamment à Toulouse. Simion met en garde contre les pressions économiques qui pourraient affecter les sous-traitants, entraînant une quête de rentabilité au détriment de la recherche et du développement.

Les organisateurs du contre-sommet estiment que la France a besoin du CNES, crucial pour des missions stratégiques, y compris la fourniture de satellites aux forces françaises. Ils soulignent que la perte de compétences pourrait nuire à la prise de décisions institutionnelles, tant dans le domaine militaire que dans celui de la transition écologique.

Le contre-sommet, qui se tient les 8 et 9 septembre, vise à promouvoir une politique spatiale fondée sur la coopération politique entre États, réaffirmant l’importance d’un pilotage étatique dans un secteur hautement stratégique.

Source : France 3 Régions

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *