Arnaques aux impôts : de fausses lettres de la DGFiP inondent les boîtes aux lettres des Français
Une arnaque aux impôts se propage en France, visant particulièrement les détenteurs de cryptomonnaies. Des faux courriers, semblant provenir de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), menacent les destinataires de sanctions et les incitent à scanner un QR code redirigeant vers un site de phishing. Cette escroquerie exploite l’entrée en vigueur d’une réglementation européenne récente.
Cet été, la DGFiP a été la cible d’une série de cyberattaques, revendiquées par le groupe de hackers ZeroBytes, entraînant le vol de données personnelles concernant environ 700 000 contribuables. Ces informations s’ajoutent à une vaste quantité de données de Français déjà compromises.
Des données activement exploitées ?
Les cybercriminels semblent avoir rapidement exploité les données volées. Début septembre 2026, des faux courriers ont commencé à être envoyés à de nombreux Français, selon le chercheur Clément Domingo. Ces lettres, très crédibles et générées par intelligence artificielle, imitent des documents officiels de la DGFiP.
Sébastien Forte, expert en cybersécurité, a également alerté sur cette situation. Les courriers ciblent spécifiquement les détenteurs de cryptomonnaies en France, prétendant qu’ils doivent fournir des informations sur leurs avoirs numériques.
L’entrée en vigueur de DAC8
Les escrocs profitent de la récente réglementation DAC8, qui oblige les plateformes de cryptomonnaies à transmettre automatiquement aux administrations fiscales des informations sur les transactions de leurs utilisateurs. Le faux courrier prétend que l’administration fiscale a reçu des informations sur des transactions non déclarées effectuées entre 2024 et 2025, et demande une régularisation immédiate.
Les lettres menacent les victimes d’une amende de 750 euros par compte non déclaré, ainsi que de pénalités de retard. Pour éviter ces sanctions, les destinataires sont invités à scanner un QR code menant à un faux site, conçu pour dérober leurs cryptomonnaies.
Conséquences et recommandations
Les escrocs utilisent des bases de données volées pour cibler leurs victimes, mais il n’est pas certain que les informations proviennent directement de la DGFiP. Plusieurs éléments peuvent aider à identifier la fraude : incohérences graphiques, absence de logo officiel, et le fait que la DGFiP ne communique jamais de cette manière concernant les cryptomonnaies. Les démarches fiscales doivent être effectuées via l’espace personnel sécurisé sur impots.gouv.fr. En cas de réception d’un tel courrier, il est conseillé de l’ignorer et de ne pas scanner le QR code.
Source : 01net

