Vladimir Seleznev évoque le silence autour des prières dans le secteur culturel.

Vladimir Seleznev, silence on prie — Blind Magazine

Vladimir Seleznev : « Ceux qui parlent dans le temple sont voués à la douleur et à l’affliction »

Dans le cadre de son projet photographique, Vladimir Seleznev s’inspire d’une pancarte qu’il a observée à plusieurs reprises dans les églises russes. L’écriteau stipule : « Ceux qui parlent dans le temple sont voués à la douleur et à l’affliction ». L’artiste souligne la différence culturelle en précisant que, en France, un tel message serait formulé de manière plus polie. Ce projet, qui s’étend de 2018 à 2024, explore les thèmes de la religion et du pouvoir.

Contexte Factuel

Vladimir Seleznev n’est pas étranger à ce type de travail. Son premier livre, publié il y a dix ans, évoquait une ville imaginaire inspirée des utopies soviétiques, un concept qui a résonné avec son parcours personnel. Aujourd’hui, son objectif est de comprendre comment le pouvoir influence les croyances et les comportements des individus. Il s’intéresse particulièrement aux outils utilisés par les gouvernements pour façonner la société, tels que la religion et la mémoire historique.

Ayant grandi dans une famille très pratiquante, Seleznev témoigne de la difficulté de se défaire d’un système qui maintient une forte emprise sur la population. En Russie, on compte en moyenne trois églises ouvertes par jour, et depuis 2020, le mot « Dieu » est inscrit dans la Constitution. De plus, un article du Code pénal punit l’offense aux sentiments des croyants depuis 2013.

Données ou Statistiques

Les statistiques sont révélatrices de l’influence religieuse en Russie. Par exemple :

  • Trois églises sont ouvertes chaque jour.
  • Depuis 2020, « Dieu » figure dans la Constitution.
  • L’offense aux sentiments religieux est punie par la loi depuis 2013.

Conséquence Directe

Les effets de cette emprise religieuse se manifestent dans le discours public et les politiques gouvernementales, où l’image du président et celle de Dieu semblent se confondre. Seleznev, ayant quitté la Russie en 2022, constate que son travail, exposé une seule fois au Portugal, suscite un intérêt croissant en France, où il est perçu comme une réflexion critique sur la société russe actuelle.


Source : Blind Magazine

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