Au Sommet Lumière, de nombreuses annonces pour protéger le cinéma mondial en danger
Depuis ce matin, une soixantaine de pays se sont rassemblés à Saint-Paul-de-Vence pour le premier sommet international consacré au cinéma.
Le tout premier Sommet Lumière, qui a réuni quelque 220 participants issus de 65 pays, a été marqué par des annonces significatives concernant l’avenir du cinéma mondial. Ce secteur, déjà fragilisé par une chute de 40 % de la fréquentation depuis la pandémie de Covid-19, fait face à des défis croissants liés à l’intelligence artificielle générative et à l’usage des smartphones.
Le président français Emmanuel Macron a ouvert les débats en soulignant que les images animées « connaissent sans doute les bouleversements les plus importants aujourd’hui ». Il a insisté sur la nécessité d’une réponse collective face à ces défis, avertissant que l’inaction pourrait mener à une crise. Son homologue sud-coréen, Lee Jae-myung, a également exprimé des préoccupations similaires, évoquant l’importance d’unir les efforts pour défendre le cinéma.
Parmi les participants figuraient des dirigeants de grands studios comme Sony Pictures et Disney, ainsi que des représentants de chaînes de télévision et de plateformes de streaming. Ce rassemblement, souvent qualifié de « Davos du cinéma », a cherché à établir un « terrain d’entente » pour soutenir les salles obscures.
Un des points clés des discussions a été l’impact des technologies d’IA, accusées de menacer la création cinématographique. Emmanuel Macron a déclaré que « nous ferions une erreur formidable » si ces technologies remplaçaient les auteurs. Les grandes entreprises d’IA, cependant, n’étaient pas présentes, tout comme YouTube, critiquée pour sa concurrence avec la création audiovisuelle sans contribuer à son financement.
Les organisateurs se sont inspirés de l’accord de Paris de 2015 pour établir un nouveau multilatéralisme pour le cinéma. Le président du Centre national du cinéma français (CNC), Gaëtan Bruel, a souligné l’importance de relever la tête face à ces défis.
Enfin, le sommet a vu la création d’une organisation de soutien au cinéma indépendant, baptisée Iris, dotée d’un budget de 30 millions d’euros. Des figures emblématiques du cinéma, comme George Clooney et plusieurs lauréats de la Palme d’or, ont exprimé leur soutien à cette initiative.
Source : Franceinfo

