L’épargne salariale pourrait être taxée pour financer la Sécurité sociale, selon un patron.

L'épargne salariale bientôt taxée pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale ?

L’épargne salariale bientôt taxée pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale ?

Le gouvernement français envisage l’instauration de nouveaux prélèvements sur l’épargne salariale afin de contribuer au financement de la Sécurité sociale. Cette me pourrait notamment concerner une partie des primes d’intéressement, suscitant déjà des réactions mitigées parmi les salariés et les employeurs.

Dans une marbrerie spécialisée, les employés perçoivent des primes mensuelles qu’ils peuvent placer dans un plan d’épargne salariale. Rémi Pillias, gestionnaire de dépôt, a exprimé ses préoccupations : « Ces primes-là, elles servent pour tous les projets, ça sert pour le quotidien, toutes les dépenses, ça sert aussi pour épargner. Si même celles-ci commencent à être taxées, on ne s’y retrouve vraiment plus. »

Pour pallier le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement envisage de prélever des cotisations sociales sur les versements excédant 3 000 euros par an. Cette proposition a suscité des débats au sein de l’entreprise de 35 salariés où Sophie Simoni, commerciale, a déclaré qu’elle continuerait à investir dans le plan d’épargne de l’entreprise. En revanche, Raphaël Ledrans, un autre employé, a jugé que cela rendrait l’ouverture d’un plan d’épargne d’entreprise inutile, suggérant que « si on est autant aussi fiscalisé sur un PE que sur le salaire, autant que l’employeur nous verse un salaire. »

Philippe Ledrans, le patron, a qualifié cette me de « très mauvaise piste », craignant qu’elle démotive ses salariés. Il a souligné que, bien que cette taxation puisse rapporter un milliard d’euros à la Sécurité sociale, cela pourrait nuire à leur pouvoir d’achat.

Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, a noté que l’alourdissement de la fiscalité pour réduire les déficits publics est une me difficile à faire voter au Parlement, surtout dans le contexte politique actuel. Il a ajouté que les entreprises seraient opposées à une telle me, car elle augmenterait le coût du travail.

En France, plus de 13 millions de salariés bénéficient de l’épargne salariale, avec un versement annuel moyen de 3 600 euros.

Sources

Franceinfo

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