Côte d’Ivoire : des mes pour une « tolérance zéro » dans la lutte contre l’orpaillage illégal
En Côte d’Ivoire, la lutte contre l’orpaillage illégal s’intensifie. Suite à l’annonce d’un durcissement de la répression fin juillet, les autorités ont multiplié les actions sur le terrain. Ce week-end, un atelier national s’est tenu à Yamoussoukro pour harmoniser la riposte, réunissant des responsables sécuritaires. Lors de cet événement, une série d’actions prioritaires a été annoncée.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Diomandé Vagondo, a déclaré le 6 septembre que l’objectif était d’« éradiquer le fléau de l’orpaillage illégal en six mois », prônant une politique de « tolérance zéro ». Dix recommandations ont été formulées, allant du renseignement à la création de pelotons de sécurité spécifiques, ainsi que des projets de loi visant à alourdir les peines pour ces infractions, qui pourraient être soumis rapidement au conseil des ministres.
Malgré le démantèlement de plus de 8 500 sites clandestins au cours des cinq dernières années, le phénomène de l’orpaillage illégal continue de progresser, selon le Conseil national de sécurité. En 2021, un groupement spécial de répression de l’orpaillage illégal a été créé, composé de gendarmes et d’agents des eaux et forêts.
Les actions récentes des autorités incluent des saisies de matériels et des concertations villageoises, ainsi que de nouveaux démantèlements de sites illégaux. Ce sujet a également suscité des réactions politiques. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a critiqué le délai de six mois, le qualifiant de « trop long », tandis que le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a dénoncé une forme de permissivité qui a perduré ces dernières années.
Source : RFI

