Il n’a plus de club depuis son départ de la Cremonese, mais la légende de Leicester n’a visiblement pas envie de raccrocher les crampons.
Jamie Vardy, 39 ans et toujours aussi vorace devant le but, s’est engagé dimanche avec Burnley pour une saison. Direction la Championship, donc, pour l’ancien champion de Premier League 2016, décidé à prouver qu’il a encore de belles cartouches en réserve.
Le parcours de l’attaquant anglais force le respect. Repéré tardivement, formé loin des grands centres, Vardy avait explosé au grand jour lors du sacre historique de Leicester, un conte de fées que le football anglais n’a toujours pas digéré. Depuis, il a enchaîné les saisons pleines avec les Foxes avant de connaître, l’an dernier, une parenthèse italienne plus discrète du côté de la Cremonese. Un exercice compliqué, marqué par des pépins physiques et un temps de jeu famélique, qui avait fini par sceller son départ.
Reste que l’ancien international anglais n’a jamais vraiment perdu son instinct de tueur, cette capacité à se trouver au bon endroit au bon moment que peu de défenseurs savent encore anticiper. C’est précisément ce profil que Burnley est allé chercher. Fraîchement relégué en deuxième division après une saison cauchemardesque en Premier League, le club du Lancashire a besoin d’un cadre capable de faire la différence individuellement, à défaut de pouvoir rivaliser financièrement avec l’élite. Un pari osé, mais pas dénué de logique sportive.
Selon les informations relayées par la presse anglaise, l’accord porte sur une saison, avec une éventuelle option de prolongation en cas de bonnes performances. Rien d’étonnant à ce format prudent : à bientôt 40 ans, Vardy sait que chaque contrat pourrait être le dernier, et les clubs, de leur côté, préfèrent avancer par étapes plutôt que de s’engager sur la durée avec un joueur de cet âge.
Pour Burnley, l’enjeu est clair : retrouver l’élite dès la première tentative. Le club mise sur l’expérience et le flair légendaire de l’attaquant pour compenser un effectif encore en reconstruction. Les Clarets espèrent que l’aura du bonhomme, capable de faire basculer un match à lui tout seul, suffira à réveiller un vestiaire fragilisé par la descente.
Reste à voir comment le corps de Vardy répondra au rythme, souvent impitoyable, de la Championship, où les organismes sont mis à rude épreuve semaine après semaine. Mais une chose est sûre : à bientôt 40 piges, l’ancien renard des surfaces n’a clairement pas fini de faire parler de lui.
Source : Presse anglaise

