En Belgique, la canicule impacte la production de pommes de terre
En Belgique, la sécheresse estivale a considérablement affecté la croissance des pommes de terre, entraînant des tubercules plus petits et des rendements en baisse. Cette situation pourrait se traduire par des frites plus courtes cet automne, une nouvelle préoccupante pour les amateurs de ce plat emblématique.
Le réchauffement climatique et les températures élevées enregistrées cet été ont eu des conséquences directes sur la production agricole. Les exploitants, comme Mathieu Comijn, qui gère 500 hectares de pommes de terre à Amay, constatent des difficultés majeures : « La sécheresse s’est installée et la pomme de terre n’a pas apprécié du tout. Au 15 août, nous avons réalisé que la situation était vraiment préoccupante », indique-t-il.
Les pommes de terre de cette année ne répondent pas aux normes habituelles des usines de transformation, qui exigent des tubercules d’un diamètre supérieur à 50 millimètres pour produire des frites longues. La variété bintje, particulièrement touchée, montre des signes de stress face aux conditions climatiques extrêmes. Comijn précise : « Au lieu de pommes de terre prêtes pour la friture, nous avons des tubercules de la taille de balles de ping-pong. »
En conséquence, les frites, qui sont traditionnellement longues et croustillantes, pourraient mer entre trois et quatre centimètres de moins que d’ordinaire. De plus, il est probable que leur prix augmente à l’approche de l’hiver, si les prévisions de récolte se confirment.
Cette situation représente un défi non seulement pour les consommateurs, mais aussi pour l’industrie belge, qui est le premier exportateur mondial de frites surgelées.
Source : Franceinfo

