Bagnolet (Seine-Saint-Denis), reportage
Le dimanche 6 septembre, le quartier populaire de Bagnolet a accueilli la troisième édition de l’événement « Tieks de l’écologie populaire », organisé par l’Association de jeunes pour le développement de Bagnolet (AJDB). Cet événement, anciennement connu sous le nom de La Ferme éphémère, vise à « recréer l’atmosphère d’une ferme en plein cœur d’un quartier urbain » et à démontrer que « l’écologie ne doit pas être réservée à quelques-uns ».
Les visiteurs, venus en famille, ont pu profiter de diverses activités gratuites, telles que des ateliers de jardinage, des préparations de produits ménagers écologiques, ainsi qu’une friperie et une buvette. Parmi les attractions, les enfants ont particulièrement apprécié les animaux présentés, dont des chèvres, des lamas, des oies et des poules.
Patrice, salarié de l’AJDB, a souligné l’importance d’offrir aux jeunes des quartiers populaires l’opportunité de découvrir la faune et la flore. « Il y a des ados qui, arrivés à 15 ans, n’ont encore jamais eu l’opportunité de voir un cheval. Pourtant, c’est super important : quand on ne connaît rien de la faune et de la flore, on peut parfois devenir indifférent à tout ça », a-t-il déclaré.
Lamas, chevaux et insectes
Manon, mère de quatre enfants, a confirmé l’importance de cet événement pour reconnecter les citadins avec la nature. « Cet événement permet de remettre de la nature dans une ville très dense et ultrabétonnée : nous avons peu accès à une diversité animalière », a-t-elle indiqué.
Gilles, fondateur de la bergerie des Malassis, a également commenté l’impact positif de ces interactions sur les enfants. « Je leur apprends à se comporter avec les bêtes, à les observer. C’est un patrimoine culturel universel », a-t-il ajouté, en évoquant les racines rurales de nombreuses familles du quartier.
Marc, un habitant de Bagnolet, a exprimé sa satisfaction quant à l’accès de son fils à ce type d’événement. « J’ai grandi dans un quartier populaire et on n’avait pas accès à ce type d’événement : mon seul contact avec la nature, c’était les classes vertes », a-t-il déclaré.
Ce type d’initiative, qui favorise l’éducation à l’écologie dans des contextes urbains, pourrait contribuer à sensibiliser les jeunes générations à la biodiversité et à l’importance de la protection de l’environnement.
Source : Reporterre
