À la Une : La guerre sale au Soudan
FAIT PRINCIPAL
La guerre civile au Soudan, qui dure depuis plus de trois ans, a causé environ 200 000 morts et 14 millions de déplacés. Des révélations récentes confirment l’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise pour contrecarrer l’avancée des Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire.
CONTEXTE FACTUEL
D’après des éléments publiés par le Washington Post et le New York Times, des bombes au chlore ont été développées et utilisées entre juillet 2024 et janvier 2025. Les deux journaux américains ont eu accès à des documents internes, incluant des vidéos et des interceptions téléphoniques, qui montrent que la décision d’utiliser ces armes a été prise face à la perte de contrôle de la capitale, Khartoum, par l’armée régulière.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Les attaques chimiques, confirmées par des enquêtes, se sont concentrées sur des infrastructures stratégiques, notamment la raffinerie d’Al-Jaili, dont le contrôle avait été perdu par l’armée. Des largages de chlore gazeux ont été effectués les 5 et 13 septembre 2024.
CONSÉQUENCE DIRECTE
La situation diplomatique est tendue, notamment entre les États-Unis et les Forces armées soudanaises. Les États-Unis se retrouvent dans une position délicate, soutenant un cessez-le-feu tout en étant confrontés à l’hostilité du gouvernement de Khartoum.
Source : Washington Post, New York Times, Le Monde Afrique, Sudan Times, Jeune Afrique.

