L’amour fortissimo – sur Notre-Dame-des-Anges de Célia Houdart
Célia Houdart présente son neuvième roman, Notre-Dame-des-Anges, inspiré de la correspondance de ses grands-parents maternels. Ces lettres, écrites de la fin des années 1930 jusqu’aux lendemains de la guerre, révèlent une sensualité éclatante et une liberté remarquable, retranscrites avec un sens du rythme et du détail.
L’œuvre s’ancre dans un legs familial. La narratrice, qui se confond avec l’autrice, raconte comment sa mère lui a confié ces lettres lors d’un déménagement. Cette correspondance, riche et abondante, soulève des questions sur l’héritage culturel et la place de l’écriture dans les familles.
Notre-Dame-des-Anges s’inscrit dans la continuité des thèmes explorés par Houdart, qui évoque la communauté des arts à travers ses précédents ouvrages, tels que le chant lyrique dans Gil (2015) et la photographie dans Journée particulière (2021). Dans ce roman, la musique, et plus particulièrement le piano, occupe une place centrale. La grand-mère de l’autrice, Marcelle, est une concertiste renommée, tandis qu’Henri, son amoureux, est un mélomane dont la carrière a été interrompue par la crise de 1929.
Henri, âgé de 63 ans, est marié à Rachel, une chanteuse lyrique, hospitalisée à Glain, près de Liège. Les lettres échangées entre Henri et Marcelle deviennent essentielles pour maintenir leur lien, malgré les obstacles. Henri loge dans une clinique pour être proche de sa femme, mais s’engage dans des rencontres clandestines avec Marcelle, qui voyage pour ses concerts.
Cette œuvre met en lumière l’importance de la correspondance dans les relations humaines, tout en explorant des thèmes de passion, de sacrifice et de la complexité des relations amoureuses.
Source : AOC

