Microcrèches en forte demande avec 90 inscriptions, tarifs doublant ceux des assistantes maternelles.

Microcrèches : Une Demande Explosive en Corrèze

Deux microcrèches viennent tout juste d’ouvrir en Corrèze et affichent déjà complet. En fort développement depuis quelques années, ces structures destinées à la garde d’enfants de moins de trois ans sont de plus en plus recherchées. On vous explique les raisons de ce succès.

Piscine à balles, bibliothèques débordant de livres colorés, jeux d’éveil. Manon Degant-Mercier a mis tout son cœur pour être fin prête pour l’ouverture de sa microcrèche à Malemort, près de Brive, en Corrèze. Cette inauguration est l’aboutissement de beaucoup de travail pour cette éducatrice de jeunes enfants. Elle a mis plus d’un an pour construire et penser ce lieu réservé aux moins de trois ans.

Il a fallu répondre au bien-être des petits, mais aussi aux exigences réglementaires de la Protection maternelle et infantile (PMI). L’organisme s’as de la sécurité, de l’hygiène et de la qualité d’accueil des jeunes enfants en scrutant les moindres détails lors de ses visites de contrôles. Chez Les p’tits loupiots de Manon Degant-Mercier, un muret a, par exemple, dû être raboté pour surveiller les enfants.

Trois autres professionnelles de la petite enfance travaillent à ses côtés. Ensemble, elles veilleront à l’éveil et à l’accompagnement pédagogique de douze enfants.

Les douze places disponibles ont été littéralement prises d’assaut. « On était sur à peu près 90 demandes d’inscription et on se rend compte qu’elles continuent d’arriver pour l’année prochaine. On a même des demandes pour 2028. C’est assez incroyable », poursuit Manon Degant-Mercier.

En Corrèze, d’autres solutions de garde existent dans les crèches publiques, dans les Maisons d’Assistantes Maternelles (MAM) et surtout chez les assistantes maternelles à domicile qui proposent plus de 2 300 places.

Pourtant, l’engouement pour les microcrèches ne se dément pas. Il existe désormais quinze structures dans le département, dont deux nouvelles rien qu’en septembre, comme celle de Cassandra Viallard-Sudrie, également à Malemort.

« On est plus dans un accueil individualisé, on va plus prendre le temps pour les enfants. On a du personnel qualifié petite enfance. Moi, en tant qu’infirmière à la direction, c’est une force pour le projet », décrit la fondatrice de Boutchous & Bambou.

Ici aussi, les demandes dépassent largement les capacités d’accueil, malgré un tarif horaire presque deux fois plus élevé que celui d’une assistante maternelle.

Source : France Télévisions

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