L’ONU adopte une nouvelle cartographie, les États-Unis s’y opposent
L’Assemblée générale des Nations Unies a récemment adopté une résolution soutenue par l’Union africaine, visant à établir une cartographie de type « Equal Earth », considérée comme plus fidèle à la réalité. Ce texte a été approuvé par 164 pays, tandis que six se sont abstenus et un seul a voté contre : les États-Unis.
Cette nouvelle approche cartographique vise à corriger les distorsions présentes dans les cartes traditionnelles, qui, selon le géographe Gerardus Mercator, agrandissent les territoires éloignés de l’équateur. Par exemple, le Groenland apparaît presque aussi vaste que l’Afrique, alors que cette dernière est quatorze fois plus grande. L’Amérique latine et l’Asie du Sud sont également sous-représentées.
Le ministre des Affaires étrangères du Togo a souligné que les cartes façonnent notre compréhension du monde et influencent les perceptions collectives. En revanche, la représentante américaine a critiqué cette initiative, la qualifiant de distraction par rapport aux véritables enjeux de paix et de prospérité internationale.
Les États-Unis, sous la direction de l’administration Trump, ont exprimé des préoccupations selon lesquelles cette nouvelle cartographie pourrait nuire à leur image sur la scène mondiale, en représentant le pays à une échelle plus conforme à sa superficie réelle, donc plus petite.
Cette opposition à la réforme cartographique illustre les tensions géopolitiques actuelles où chaque nation défend sa propre vision du monde, souvent en fonction de ses intérêts politiques et économiques.
La question de la cartographie ne se limite pas à un simple débat académique ; elle revêt des implications significatives sur les relations internationales et la perception des territoires.
Source : Le Dauphiné Libéré

