Quatre fois moins de dépassements de loyers qu’à Paris : Montpellier, la « meilleure élève » de France en matière d’encadrement des loyers
Seuls 12 % des logements mis en location à Montpellier dépassent le plafond de l’encadrement des loyers, en vigueur depuis 2022. Ce chiffre est environ quatre fois inférieur à celui de Paris, où près d’une location sur deux ne respecte pas le loyer-plafond, selon la Fondation pour le Logement des défavorisés.
Montpellier est ainsi considérée comme un modèle d’application de l’encadrement des loyers en France. D’après le dernier baromètre de la Fondation pour le Logement, ce taux de 12 % dans la capitale languedocienne est identique à celui observé en 2025, confirmant son statut de meilleur élève, alors qu’il était de 37 % en 2022. À titre de comparaison, d’autres grandes villes affichent des taux de dépassement plus élevés : 17 % à Bordeaux, 25 % à Lille, et 26 % à Lyon et Villeurbanne. À Paris, le taux atteint 46 %, en hausse significative par rapport à l’année précédente.
Environ 67,2 % des résidences principales à Montpellier sont occupées par des locataires, ce qui souligne l’importance de l’encadrement des loyers pour cette population. Le loyer moyen d’un studio dans la ville se situe entre 550 et 570 euros, tandis que les dépassements, lorsqu’ils se produisent, entraînent un surcoût moyen de 63 euros par mois, contre 171 euros à Paris.
Pour maintenir cette situation, les élus montpelliérains ont mis en place une série de mes, notamment le permis de louer, qui impose une déclaration et une inspection des biens mis en location, ainsi que la régulation des meublés touristiques, limités à 90 jours par an. Clara Gimenez, vice-présidente de la Métropole en charge du logement, souligne que « le logement n’est pas une marchandise comme les autres, c’est avant tout un droit », surtout dans un territoire où le taux de pauvreté atteint 31 %.
L’expérimentation de l’encadrement des loyers, qui a débuté en 2015, devrait prendre fin le 26 novembre 2026 si le Parlement ne décide pas de la prolonger. Les détracteurs de cette me affirment qu’elle pourrait dissuader les propriétaires de louer, bien que d’autres facteurs, comme l’interdiction de louer des passoires thermiques, aient également un impact sur l’offre locative.
Pour l’heure, aucune nouvelle législation n’est inscrite à l’agenda parlementaire pour octobre, mais des discussions sont en cours pour la pérenniser.
Source : Fondation pour le Logement des défavorisés

