Une exoplanète à 670 années-lumière, KELT-9b, défie les lois de la chimie
Une exoplanète nommée KELT-9b, située à 670 années-lumière de la Terre, présente des conditions extrêmes où des molécules d’hydrogène se dissocient le jour et se recombinent la nuit. Cette planète atteint des températures d’environ 4 300 °C sur sa face exposée à son étoile, une chaleur qui dépasse celle de certaines étoiles.
KELT-9b orbite autour d’une étoile bleue-blanche, plus massive et plus chaude que notre Soleil, réalisant une révolution complète en seulement 36 heures. Cette proximité entraîne une absorption massive de rayonnement, causant des effets thermiques sans précédent sur l’atmosphère de la planète.
Les astronomes ont pu détecter ce phénomène grâce à la spectroscopie, qui analyse la lumière filtrée par l’atmosphère de KELT-9b lors de son passage devant son étoile. Ce processus a révélé des variations spectrales indiquant la présence et l’absence de molécules d’hydrogène, confirmant ainsi le cycle de dissociation et de recombinaison.
KELT-9b fait partie des Jupiters ultra-chauds, une catégorie de planètes encore peu comprise, qui remet en question les modèles théoriques actuels sur la formation et l’évolution des exoplanètes. Ces découvertes soulignent la diversité des systèmes planétaires dans notre galaxie et ouvrent la voie à de futures recherches sur d’autres mondes extrêmes.
Source : SciencePost
