Un élu RN ment sur son adresse aux élections municipales 2026, des membres de Reconquête demandent l’annulation du scrutin
Ce jeudi 3 septembre, le tribunal administratif de Marseille a examiné plusieurs recours visant à annuler les élections municipales dans plusieurs communes des Bouches-du-Rhône. Parmi ces recours, celui concernant Stéphane Simond, conseiller municipal du Rassemblement National (RN) à Plan-de-Cuques, a retenu l’attention, car il a reconnu avoir demandé une fausse attestation.
Le recours, formé après les élections de mars 2026, soulève des questions sur la sincérité du scrutin dans cette commune de 11 000 habitants. La rapporteure publique a indiqué que ce dossier était le seul pour lequel elle recommandait une décision favorable aux requérants, des candidats du parti Reconquête qui se disent lésés par les résultats. Ils demandent l’annulation des élections municipales de 2026 dans la commune, bien que le tribunal pourrait seulement invalider l’élection de Stéphane Simond.
La décision de la cour est attendue le vendredi 11 septembre. Si le tribunal suit les recommandations de la rapporteure, Simond, arrivé en seconde position derrière le maire sortant (LR) Laurent Simon, pourrait perdre son siège et faire face à une inéligibilité de deux ans.
La rapporteure a souligné que « M. Simond a reconnu avoir demandé une fausse attestation » et a fait usage de celle-ci, établissant un caractère frauduleux. Il lui est reproché d’avoir menti sur son adresse pour pouvoir se présenter aux élections municipales, ce qui a également conduit à sa condamnation par le tribunal judiciaire de Marseille le 8 juin. Il a été reconnu coupable de « tentative d’inscription indue sur une liste électorale par déclaration frauduleuse », avec une peine de deux ans d’inéligibilité, trois mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende. Simond a fait appel de cette décision, suspendant l’exécution de la peine.
Son associé, Jean-Marc Gigante, qui a signé la fausse attestation, a également été condamné pour « faux » et « complicité de tentative d’inscription frauduleuse sur les listes électorales ». Il n’a pas fait appel de la décision.
D’autres recours seront examinés par le tribunal administratif de Marseille le 24 septembre, y compris celui déposé par le RN après la victoire de Benoît Payan (PS).
Source : Marsactu

