Présidentielle : Gabriel Attal veut « réveiller la campagne » et s’imposer dans le bloc central
Gabriel Attal, candidat Renaissance à l’élection présidentielle, a dévoilé ce jeudi 3 septembre son équipe de campagne, avec la journaliste et ex-judokate Céline Géraud comme responsable de la communication. Lors de cette présentation au siège de son parti à Paris, Attal a affirmé : « Collectionner des ralliements politiques de ceux qui ont été au pouvoir (.), ce n’est pas mon projet ». Il a rejeté l’idée d’une « saison 3 du macronisme » ou d’un « retour à l’UMP », insistant sur le fait qu’il ne pouvait pas prôner le changement tout en conservant les mêmes visages.
Céline Géraud, qui a exprimé son désir d’assumer ses réponses, a déclaré avoir trouvé en Attal un homme qui « ne triche pas ». Elle sera entourée de cinq porte-parole, dont la députée Violette Spillebout et le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, qui a comparé sa candidature à un passage « de la ligue 3 à la ligue 1 ».
Un triumvirat à la direction de la campagne
Gabriel Attal a également présenté un triumvirat à la tête de sa campagne, composé de Maxime Cordier, directeur général de Renaissance, de l’ex-préfète Fanny Anor et du député Franck Riester. Ce dernier a souligné la volonté de l’équipe de refléter la diversité de la France et de porter un projet « d’optimisme ».
Interrogé sur les erreurs du passé, Attal a reconnu que le « en même temps » avait brouillé les lignes et qu’il souhaitait se distancier de cette approche. Il a exprimé son intention de renouveler les pratiques politiques tout en gardant l’idée du dépassement politique.
Dynamique de campagne et enjeux de rassemblement
Attal a affirmé sa détermination à « réveiller cette campagne », en se positionnant comme le candidat du bloc central. Il a noté qu’en dehors du Rassemblement national et de La France insoumise, « aucun candidat n’a une dynamique ». Il a également évoqué la nécessité d’un rassemblement pour éviter un deuxième tour RN-LFI, avec une réunion prévue le 9 septembre entre les forces du bloc central.
Gabriel Attal a conclu en affirmant que le rassemblement serait crucial si le risque d’un second tour entre le RN et LFI se présentait, tout en précisant que des discussions devraient avoir lieu au début de l’année 2027.
Source : LCP

