HYIMPULSE lève plus de 50 millions d’euros pour développer son accès à l’orbite
HYIMPULSE, une startup allemande, a annoncé une extension de sa levée de fonds de Série A, dépassant les 50 millions d’euros. Cette opération porte ses financements cumulés, incluant fonds propres et soutiens publics, à plus de 125 millions d’euros. Ce montant demeure inférieur à celui de ses concurrents ISAR AEROSPACE et PLD SPACE, qui ont récemment reçu des financements significatifs de l’Agence spatiale européenne (ESA).
Le 27 août, l’ESA a attribué près de 544 millions d’euros à ISAR AEROSPACE, ROCKET FACTORY AUGSBURG et PLD SPACE. Moins d’une semaine plus tard, HYIMPULSE a annoncé sa propre levée de fonds, soulignant une maturation du marché des lanceurs européens. Alors que les premiers moteurs ont été testés et que plusieurs pas de tir sont prêts, la startup doit encore prouver sa capacité à construire un lanceur complet et à atteindre l’orbite.
HYIMPULSE se distingue par sa technologie de propulsion hybride utilisant de la paraffine et par son lanceur suborbital SR75. L’entreprise ambitionne de générer des revenus avant le premier vol orbital de son lanceur SL1, en se concentrant sur des missions suborbitales scientifiques et militaires.
Le tour de financement, qui dépasse les 50 millions d’euros, est dirigé par JOIN CAPITAL et ACE CAPITAL PARTNERS, avec la participation d’autres investisseurs tels que NORTH VENTURES et le German Aerospace Center (DLR). Cette levée s’ajoute aux 15 millions d’euros levés en octobre 2025, portant la Série A à un total d’au moins 65 millions d’euros.
HYIMPULSE n’a pas été retenue parmi les cinq entreprises présélectionnées pour le European Launcher Challenge en 2025, ce qui limite son soutien institutionnel par rapport à ses concurrents. Malgré cela, l’entreprise vise à atteindre l’orbite avec un lanceur moins complexe et moins coûteux, tout en s’engageant dans le marché militaire pour des essais hypersoniques.
Les défis à venir incluent la construction de plusieurs véhicules identiques, l’obtention des autorisations nécessaires et la validation de leur architecture pour atteindre l’orbite.
Source : FrenchWeb

