Christian Nègre, ex-DRH, poursuivi pour avoir drogué 250 femmes, continue dans les RH sous pseudonyme.

L' ex-DRH Christian Nègre, mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes, travaille toujours dans les ressources humaines, sous pseudonyme

Christian Nègre, ancien DRH, continue de travailler dans les ressources humaines sous pseudonyme

Christian Nègre, ancien directeur des ressources humaines au ministère de la Culture, est toujours actif dans le secteur des ressources humaines malgré sa mise en examen pour avoir drogué près de 250 femmes. Démasqué en 2018 dans une affaire de soumission chimique, il utilise désormais le pseudonyme « Bernard Genre » pour exercer en tant que coach professionnel indépendant, selon une enquête de Franceinfo.

Nègre, qui a été mis en examen pour avoir administré un diurétique à ses victimes pour les forcer à uriner en sa présence sous prétexte d’entretiens professionnels, se présente sur son CV comme consultant en management et organisation. Son profil est accessible via le site du cabinet parisien 3R Consultants, où il ne mentionne pas ses antécédents au ministère de la Culture.

L’affaire a été déclenchée lorsqu’une sous-préfète a porté plainte après avoir été surprise par Nègre en train de prendre une photo sous la table. Le ministre de la Culture de l’époque, Franck Riester, avait qualifié cette situation de « complètement folle, d’un pervers ».

Actuellement, Nègre n’est pas interdit de travailler ni d’être en contact avec le public, comme l’indique Iris Biehler, l’avocate d’une des plaignantes. Les parties civiles s’inquiètent d’une possible réitération des faits, soulignant une « volonté de dissimulation » dans l’utilisation de son pseudonyme.

En octobre 2025, des révélations avaient montré que Nègre enseignait dans des écoles de commerce, où son nom pouvait être interprété comme une anagramme de son véritable nom. Bien qu’aucun incident n’ait été signalé durant ses cours, des inquiétudes persistent quant à sa présence dans le secteur éducatif.

La lenteur des procédures judiciaires a également été dénoncée, avec la clôture des investigations prévue d’ici la fin de l’année 2026. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a invité toute victime non encore entendue à se manifester auprès de l’Office central de répression des violences aux personnes.

Source : Franceinfo

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