Analyse Toutes les semaines
Des idées pour agir
En France, plus d’un élève sur trois a recours à des cours particuliers payants, un marché en pleine expansion qui risque d’accroître les inégalités. Cependant, des initiatives de soutien scolaire gratuit, basées sur le bénévolat, émergent pour répondre à ce défi. Cet article met en lumière quatre associations œuvrant dans les milieux défavorisés, en zone rurale et auprès des élèves en situation de handicap.
Épauler les lycéens de milieu modeste
« Briser le plafond de verre » est l’objectif de l’association « Réussir aujourd’hui », fondée en 2004. Elle s’adresse aux lycéens de milieu modeste en Île-de-France, à Saint-Étienne et Alès. Des bénévoles, anciens fonctionnaires ou professionnels, prennent en charge des groupes de 12 à 20 élèves en première et terminale pour des séances de tutorat collectif hebdomadaires de deux à trois heures.
Les élèves participent à des discussions sur l’actualité et renforcent leur culture générale. Des sorties culturelles mensuelles (théâtre, opéra, musée, visites institutionnelles) sont également organisées. Chaque année, les élèves de première bénéficient d’une sortie pédagogique de deux à trois jours dans une grande métropole régionale.
Des universités d’été à Paris sont organisées pendant les vacances, avec un séjour axé sur l’anglais pour les premières et un programme « objectif sup » pour les terminales. Ces élèves, souvent admis dans des cursus prestigieux, reçoivent des cours de professeurs expérimentés pour améliorer leurs compétences et méthodes de travail. L’association aide aussi à la recherche de stages et de bourses, notamment pour les jeunes issus de l’Aide sociale à l’enfance. À ce jour, « Réussir aujourd’hui » a accompagné 3 000 jeunes, dont 75 à 80 % de filles.
Soutenir la jeunesse des campagnes
En France, 10 millions de jeunes vivent en zone rurale ou dans des petites villes, alors que 80 % de l’enseignement supérieur se concentre dans les grandes villes. Consciente de cette disparité, l’association « Rura », fondée en 2016, vise à surmonter les obstacles tels que l’autocen et le manque de réseau qui empêchent ces jeunes de réaliser leurs ambitions.
Les élèves, de la 4e au bac +3, bénéficient d’un mentorat à distance durant six mois à un an, où ils échangent sur leurs projets et explorent de nouvelles perspectives. Des ateliers de développement personnel et des sorties culturelles sont également proposés, ainsi qu’un soutien à l’orientation, incluant des aides financières.
Proposer des vacances studieuses
Les ateliers Amasco ont été créés pour transformer les vacances en opportunités d’apprentissage. Ces ateliers, organisés pendant les vacances scolaires, s’adressent aux enfants de 6 à 11 ans dans les quartiers prioritaires de plusieurs régions. Les activités proposées, allant de la robotique au café philo, visent à favoriser le plaisir d’apprendre et à renforcer la confiance des enfants.
Chaque enfant reçoit un bilan pédagogique et un livre à la fin des ateliers, afin de les encourager à aborder la rentrée scolaire de manière positive.
Accompagner des jeunes en situation de handicap
L’association « 100 % Handinamique » propose le programme Phratries, qui vise à accompagner des collégiens en situation de handicap. Ces élèves, scolarisés en Ulis, sont soutenus par des étudiants bénévoles pour développer leur autonomie et leur confiance en soi.
Le programme Phares permet quant à lui aux lycéens handicapés de participer à des ateliers sur des campus de grandes écoles, les aidant ainsi à envisager des études supérieures.
Source : La Croix.

