En France, 3 % des personnes en emploi font partie de l’élite socioprofessionnelle. C’est-à-dire qu’elles occupent les positions professionnelles les plus élevées au sein de la société. Qui sont-elles ? L’Insee vient de dresser leur portrait.
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Cette élite représente 830.000 personnes. Il s’agit de dirigeants et de professionnels qui ont un niveau de responsabilités ou d’expertise particulièrement élevées, selon l’Insee. La moitié d’entre eux exerce en profession libérale ou travaille dans une profession scientifique, tels que médecins, avocats ou architectes, ainsi que pharmaciens et enseignants-chercheurs.
L’autre moitié est composée d’ingénieurs et de cadres, majoritairement dans le secteur privé. Ils occupent des postes tels que directeurs de projet informatique, responsables de production industrielle, directeurs commerciaux ou magistrats. On trouve également parmi eux des animateurs de télévision, des directeurs de rédaction, des sportifs de haut niveau ou des créateurs de haute couture.
Cette catégorie est nettement plus diplômée que la moyenne des travailleurs. Près de 80 % d’entre eux ont validé cinq années d’études, et 40 % détiennent un doctorat, particulièrement parmi les médecins et les chercheurs.
Ces individus sont également plus âgés, car leur niveau de responsabilité est souvent lié à l’expérience. Les hommes représentent 60 % de ce groupe, contre 40 % de femmes, et il y a une sous-représentation des personnes immigrées.
Enfin, la reproduction sociale est marquée : un tiers de ces professionnels a des parents cadres, et la moitié est en couple avec une personne occupant un emploi de niveau supérieur.
Ces dirigeants ou cadres à haute responsabilité se distinguent aussi par de hauts niveaux de rémunération, avec des disparités significatives. Le revenu médian est de 76.000 euros par an, signifiant que la moitié gagne moins et l’autre moitié plus. Les 10 % les mieux rémunérés perçoivent plus de 168.000 euros annuels, tandis que les 10 % les moins bien rémunérés touchent environ 36.000 euros.
Les écarts de revenus sont plus prononcés au sommet de l’échelle socioprofessionnelle que dans d’autres catégories d’emploi. De plus, le revenu médian des femmes est inférieur de 19 % à celui des hommes, en partie à cause d’une ancienneté moindre et d’une représentation moins fréquente dans les postes de direction. Bien que les femmes aient un niveau de diplôme supérieur, elles occupent souvent des métiers moins rémunérateurs lorsqu’elles atteignent le sommet.
Source : Insee



