Nouveaux drones, attaques diurnes : la nouvelle stratégie russe pour épuiser l’Ukraine
Depuis le jeudi 27 août, la Russie a intensifié ses attaques aériennes contre l’Ukraine, rendant ces assauts incessants, même durant la journée. L’objectif de cette stratégie est clair : accroître la pression sur Kiev en épuisant la population et en forçant la fermeture des entreprises et des écoles.
Le Kremlin a également fait évoluer son arsenal. Selon le New York Times, Moscou abandonne progressivement les drones Shahed, utilisés depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, au profit d’une version optimisée. Ces nouveaux drones, équipés d’un moteur à réaction, atteignent des vitesses trois fois supérieures à celles des modèles précédents, pouvant aller jusqu’à 480 km/h. Cette transformation les rend comparables à des missiles de croisière moins sophistiqués.
Dans une vidéo diffusée le 30 août, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signalé que près de 1 500 drones avaient été lancés en seulement quatre jours, dont environ 800 à réaction. Ces derniers représentent désormais plus de la moitié des drones russes utilisés pour « épuiser » la nation. En août, la Russie a tiré plus de 2 800 drones à réaction, une utilisation qui a été multipliée par cinq par rapport au mois précédent.
Cependant, la défense aérienne ukrainienne semble moins efficace face à ces nouvelles menaces. Lors d’une attaque le 6 août, seulement 65 % des 101 drones lancés ont été interceptés, le taux d’interception le plus faible de l’année, alors qu’il avoisinait 90 % pour les anciens modèles.
Le risque d’escalade du conflit est palpable. Vladimir Poutine refuse de mettre fin à la guerre sans avoir conquis l’intégralité du Donbass, et des rumeurs évoquent une possible attaque massive de missiles balistiques. L’Ukraine, qui manque d’intercepteurs Patriot, se trouve dans une situation délicate.
Malgré ces défis, la population ukrainienne reste résiliente. Un sondage récent indique que 69 % des habitants de Kiev s’opposent au retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, une augmentation par rapport à 62 % en avril.
Source : L’Express, New York Times


