Le paillage aux noyaux de pêche, une ressource sous-estimée
Chaque été, une grande quantité de noyaux de pêche et d’abricot se retrouve à la poubelle, alors qu’ils pourraient être réutilisés. Autrefois, nos grands-mères les conservaient précieusement pour le jardin, mais cette pratique a largement disparu. Avec la montée des températures estivales et l’augmentation des coûts liés à l’eau, ce déchet gratuit retrouve tout son intérêt.
Pourquoi ce paillage est précieux
Les coques de noyaux de pêche et d’abricot sont riches en lignine, ce qui leur confère une structure dure qui se décompose lentement. Les fabricants de ce « gravier végétal » annoncent une durée de vie allant jusqu’à quinze ans, sans poussière ni moisis, et sont entièrement d’origine végétale, issus de l’industrie agroalimentaire de la Vallée du Rhône.
Une fois appliqués, ces éclats forment un tapis qui résiste aux intempéries, réduisant l’évaporation et espaçant les arrosages. Pour les massifs ou les allées piétonnes, une épaisseur de 5 cm de ce paillage, posée sur un support comme du carton ou du géotextile, permet de limiter durablement les mauvaises herbes, à condition que la pente soit inférieure à 5 %.
Méthode de préparation
Pour obtenir un paillis propre, il est essentiel de nettoyer les noyaux en grattant les résidus de pulpe, puis de les rincer et de les laisser sécher plusieurs jours au soleil. Une fois secs, ils peuvent être concassés en morceaux de 20 à 30 mm, adaptés pour un drainage de 3 à 4 cm au fond des pots ou de 4 à 5 cm en surface sur les rosiers et arbustes.
Précautions à prendre
Pour éviter cela, il est recommandé de les utiliser sur des massifs ou d’appliquer une couche de compost mûr en dessous.
Conclusion
Le paillage aux noyaux de pêche et d’abricot représente une alternative durable et économique pour le jardinage. En réutilisant ce déchet, les jardiniers peuvent non seulement réduire leurs coûts, mais aussi contribuer à la protection de l’environnement.
Source principale : Marie France



