Arrêts de travail : désormais pas plus d’un an pour certaines affections de longue durée
À partir du 1er octobre, la durée maximale des arrêts de travail pour les patients souffrant d’affection de longue durée (ALD) sera réduite à un an pour certaines pathologies, contre trois ans précédemment. Cette nouvelle me s’inscrit dans un contexte de contrôle accru des coûts liés aux arrêts maladie, qui ont augmenté de 65 % en dix ans, incluant arrêts de travail, accidents et maladies professionnelles, selon des données de Capital.
Contexte factuel
Cette limitation concerne spécifiquement les patients en ALD dite « non exonérante ». Ces affections nécessitent une interruption de travail ou des soins d’une durée prévisible supérieure à six mois, mais n’ouvrent pas droit à l’exonération du reste à charge après le remboursement de base par la Sécurité sociale. Par exemple, des cas tels qu’une fracture de l’épaule compliquée par une infection, une dépression légère ou des troubles musculo-squelettiques peuvent être concernés.
Données ou statistiques
Un décret du 17 avril 2026, effectif également le 1er octobre, stipule que certains médicaments jugés de service faible ne seront plus remboursés à 100 % pour les patients en ALD. Ils seront remboursés à hauteur de 15 %, comme pour les autres assurés. Parmi ces médicaments figurent le Gaviscon (pour le reflux gastrique), le Zovirax (pour l’herpès), la Bétadine (antiseptique) et le Spasfon (pour les douleurs digestives et menstruelles).
Conséquence directe
Cette réduction de la durée des arrêts de travail et la modification des remboursements de médicaments pourraient avoir des répercussions significatives sur les patients concernés, qui devront faire face à de nouvelles contraintes financières et de santé.
Source : Capital, Ameli, Légifrance.



