Faut-il sortir des Imoca et/ou ne plus en faire de nouveaux ?
La question de l’avenir de la classe Imoca est au cœur des préoccupations des acteurs de la voile, alors que la commission de cette classe travaille actuellement sur les coûts liés à la construction et à l’entretien des bateaux. Romain Attanasio, navigateur engagé, souligne la nécessité de trouver des solutions face à une situation où 25 bateaux sont engagés dans la prochaine Route du Rhum, alors que 57 d’entre eux sont aptes à naviguer.
Contexte factuel
Le problème majeur réside dans la surabondance de bateaux sur le marché, entraînant une dévaluation de ces derniers. Attanasio précise que la quantité d’offres dépasse largement la demande, ce qui risque de dissuader les investisseurs. Il évoque son expérience personnelle, ayant acquis un bateau pour 3 millions d’euros, et souligne que sans une valeur de revente, il lui sera difficile de financer un nouvel achat. Cette situation concerne également les grandes entreprises qui investissent jusqu’à 9 millions d’euros.
Données ou statistiques
Les discussions actuelles portent sur la nécessité de réduire le nombre de bateaux en circulation. Attanasio propose de retirer une dizaine de bateaux de la flotte et de ne pas en construire de nouveaux. Il mentionne également le défi du recyclage, s’interrogeant sur l’avenir de 60 Imoca laissés à l’abandon dans dix ans.
Conséquence directe
Si aucune me n’est prise, la vitesse croissante des nouveaux modèles risque d’éliminer les anciens bateaux, accentuant les inégalités entre les navigateurs disposant de gros budgets et ceux ayant des moyens plus limités. Les discussions se poursuivent sans décision ferme, tandis que la nécessité de trouver un compromis entre performance et accessibilité devient de plus en plus pressante.
Source : Le Télégramme.



