Zamboï : Un village en péril après la fermeture de la mine
À Zamboï, dans l’ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun, le silence et la précarité ont remplacé l’effervescence qui régnait autrefois autour du chantier minier. Plus de deux semaines après le terrible éboulement qui a endeuillé la localité, le site reste fermé. Avec lui, c’est toute l’activité économique du village qui est à l’arrêt.
La majorité des habitants de Zamboï dépend directement ou indirectement de l’exploitation minière pour subvenir à leurs besoins. La localité, presque coupée du monde, souffre d’un développement limité dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la chasse et du commerce. Depuis la fermeture du chantier, le quotidien a changé, comme l’indique Alban Kongbo, un habitant : « Depuis que le chantier est fermé, nous n’avons plus rien à faire, à part jouer aux jeux de société, dormir et boire pour oublier nos soucis. »
Pélagie Yelemo, cheffe du village, a réuni les responsables de la société Douakouzou et les autorités locales pour exprimer les doléances des habitants. Elle a déclaré : « Nous supplions le gouvernement de nous venir en aide. La population ne cesse d’augmenter. Depuis la fermeture, nous sommes plongés dans la misère. »
Aliou Garga, responsable de la société Douakouzou, a accepté de recueillir des doléances destinées au gouvernement, soulignant l’importance de la reprise des activités minières pour la survie économique du village. La société civile « I Gwe » propose également de mener une étude sur la gouvernance minière pour prévenir de futurs accidents.
Pour les autorités, toute reprise des activités devra s’accompagner d’un renforcement des mes de sécurité et d’une sensibilisation accrue des exploitants.
Source : RFI



