Paris : Un animateur périscolaire reconnu coupable d’agression sexuelle sur neuf fillettes.

Périscolaire à Paris : Jugé pour agression sexuelle sur neuf fillettes de 6 à 10 ans, l’animateur reconnait les faits

Périscolaire à Paris : Jugé pour agression sexuelle sur neuf fillettes de 6 à 10 ans, l’animateur reconnait les faits

Un homme de 39 ans, animateur périscolaire à l’école Vignée-Lebrun (15e arrondissement de Paris), a été jugé lundi 31 août par la 15e chambre du tribunal de Paris pour avoir agressé sexuellement neuf fillettes âgées de 6 à 10 ans. Il a reconnu les faits. Le parquet a requis cinq ans de prison, dont quatre ans ferme, ainsi qu’un suivi sociojudiciaire de cinq ans. Le délibéré est attendu pour le 15 septembre.

Le 12 janvier 2024, une petite fille a rapporté à sa mère que l’animateur avait touché une de ses copines et l’avait également agressée. Après avoir entendu le récit de sa fille, la mère a confronté Michael M., qui a tenté de justifier son geste. La situation s’est rapidement envenimée, entraînant l’intervention de plusieurs membres de la famille de la fillette, qui ont cherché l’animateur dans l’école.

Le même jour, l’établissement a signalé l’animateur au parquet. Le lendemain, la mère a déposé une plainte pour agression sexuelle. Michael M. a ensuite porté plainte pour violence et dénonciation calomnieuse. Une enquête menée par la brigade des mineurs a révélé des faits similaires impliquant un total de neuf fillettes, dont la plus âgée n’avait pas dix ans au moment des événements. Aucune des victimes n’était présente lors de l’audience.

Les auditions ont mis en lumière des comportements inappropriés de l’animateur, avec des témoignages de collègues et d’enfants décrivant des gestes déplacés. Une animatrice a rapporté avoir vu Michael M. enlaçant une enfant de manière suspecte lors d’une sortie. D’autres témoignages indiquent qu’il était particulièrement autoritaire avec les enfants, sauf avec certaines filles, correspondant au profil de ses victimes.

Michael M. a exprimé des remords lors de son audition, affirmant qu’il ne se souvenait pas de tous les faits mais qu’il reconnaissait avoir agi de manière inappropriée. Il a également déclaré qu’il travaillait avec un psychologue pour comprendre ses actes.

Le procureur a souligné que la situation était exacerbée par le manque de surveillance, avec seulement six animateurs pour 185 enfants, permettant à l’animateur de choisir ses victimes plus facilement. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de préoccupations concernant la sécurité des enfants dans les activités périscolaires.

La décision finale sera rendue le 15 septembre.

Source : Actu Juridique

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