Des milliers de jeunes mamans en France souffrent de stress post-traumatique non diagnostiqué.

Des milliers de jeunes mamans en France souffrent de stress post-traumatique non diagnostiqué.
Post-partum : des milliers de jeunes mamans souffriraient d’un stress post-traumatique non diagnostiqué

Post-partum : des milliers de jeunes mamans souffriraient d’un stress post-traumatique non diagnostiqué

Bien que la parole se libère progressivement sur les traumatismes émotionnels et psychiques liés à l’accouchement, ceux-ci restent largement sous-diagnostiqués. Un rapport récent de l’Université d’East Anglia révèle que des dizaines de milliers de jeunes mamans en Grande-Bretagne pourraient souffrir d’un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) non diagnostiqué.

Ce rapport, qui fait écho à deux études alarmantes sur les services de maternité et de néonatalogie en Angleterre, met en lumière des symptômes tels que des flashbacks, des cauchemars, de l’anxiété et des pensées sombres persistantes. Ces manifestations peuvent survenir après une grossesse ou un accouchement difficile, de la même manière qu’après un accident ou tout événement traumatisant.

La santé mentale des jeunes mamans est une préoccupation croissante tant au Royaume-Uni qu’en France, où le suicide demeure la première cause de décès maternel durant le post-partum. Les chercheurs notent que les suicides ne représentent que « la partie émergée de l’iceberg », car de nombreuses femmes souffrent d’un SSPT à bas bruit.

Les conséquences d’un traumatisme obstétrical non traité peuvent être significatives pour les femmes et leurs familles. Certaines mères deviennent si anxieuses qu’elles sollicitent constamment l’avis des professionnels de santé pour se rasr, tandis que d’autres évitent complètement les services de santé, même lors de grossesses ultérieures. Une jeune maman ayant vécu un SSPT lors d’un accouchement pourrait également demander une césarienne programmée lors d’une grossesse suivante pour retrouver un sentiment de contrôle, ou préférer un accouchement non médicalisé à domicile, ce qui peut comporter des risques.

Les auteurs de l’étude appellent les autorités de santé britanniques à fournir aux médecins généralistes des outils d’identification pour mieux repérer les jeunes mamans souffrant de SSPT, notamment à travers un outil de diagnostic à utiliser lors des consultations postnatales.

Source : Université d’East Anglia.

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *