Vers un ciel artificiel ? Ce que prévoit le droit contre la pollution du ciel nocturne
FAIT PRINCIPAL
L’augmentation du nombre de satellites en orbite terrestre, combinée à la pollution lumineuse émise depuis la surface, menace la noirceur du ciel nocturne. Cette situation soulève des questions sur la régulation de la pollution lumineuse, tant d’origine terrestre qu’aérienne.
CONTEXTE FACTUEL
Chaque année, en août, les Perséides, une pluie d’étoiles filantes, attirent de nombreux observateurs. Cependant, l’expérience d’observer le ciel nocturne est de plus en plus compromise. Selon l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN), la pollution lumineuse est définie comme « la dégradation de l’environnement nocturne par émission de lumière artificielle » et a des impacts significatifs sur les écosystèmes et la santé humaine.
En France, plusieurs réglementations récentes, dont un décret de 2022, visent à encadrer et réduire cette pollution. Toutefois, la pollution lumineuse provenant de l’espace, notamment des satellites, est bien plus complexe à réguler.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Actuellement, environ 15 000 satellites sont en orbite basse (LEO), et l’effet combiné de ces satellites et des débris spatiaux pourrait entraîner une augmentation d’environ 10 % de la luminosité du ciel nocturne par rapport aux niveaux naturels.
CONSÉQUENCE DIRECTE
La nécessité d’une coordination entre les opérateurs de satellites, les astronomes et les autorités publiques est cruciale pour protéger le ciel nocturne. Chacun peut également jouer un rôle dans cette préservation par un engagement citoyen actif.
Source : ANPCEN, IAU CPS, diverses législations françaises.

