Les réseaux sociaux et la dépression : une étude de 11 ans révèle des liens significatifs.

Les réseaux sociaux sont-ils vraiment liés à la dépression ? Une étude de 11 ans apporte de nouveaux éléments

Les réseaux sociaux sont-ils vraiment liés à la dépression ? Une étude de 11 ans apporte de nouveaux éléments

Une étude récente a examiné l’impact des réseaux sociaux sur le risque de dépression au cours d’une période de onze ans, impliquant environ 16 700 participants chaque année, pour un total de 183 300 répondants. Les chercheurs ont utilisé un modèle de classification automatique pour évaluer la contribution de diverses variables au risque prédit de dépression. Les résultats montrent que la contribution attribuée aux réseaux sociaux a augmenté, passant de 0,024 en 2014 à environ 0,04 en 2020 et 2021.

Le modèle présente une précision globale de 0,71 à 0,75, avec une capacité de discrimination variant de 0,661 en 2014 à 0,739 en 2022. L’étude révèle également que le risque de dépression augmente de 0,26 % pour chaque minute supplémentaire passée sur les réseaux sociaux, ce qui équivaut à environ 17 % par heure additionnelle. Cette tendance devient plus marquée au-delà de 150 minutes de connexion quotidienne. Martin Block, chercheur à l’université Northwestern et coauteur de l’étude, souligne que cette association est observable chaque année, même après avoir pris en compte l’impact de la pandémie de Covid-19.

Cependant, les chercheurs notent plusieurs limites dans leur méthodologie. Le recrutement des participants a été effectué par un prestataire commercial, et les données ont été recueillies systématiquement en janvier de chaque année. De plus, l’étude n’a pas différencié entre le simple défilement de contenus et un usage plus actif des réseaux, tel que la publication ou l’échange de messages. Ils ont également mesuré des symptômes autodéclarés plutôt que des diagnostics cliniques. En raison de ces facteurs, les chercheurs ne peuvent établir de lien de cause à effet entre l’utilisation des réseaux sociaux et la dépression.

Source : étude de l’université Northwestern.

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