Airbus : Une nouvelle cuve géante pour tester des satellites XXL
Airbus Defence & Space renforce ses capacités d’essais spatiaux à Toulouse avec « SimOne », une cuve de test géante. Mesurant douze mètres de long et dix de diamètre, elle permettra de tester des satellites pesant plus de six tonnes. Son entrée en service est prévue pour le printemps 2027. La Dépêche du Midi a eu l’occasion de la découvrir en avant-première.
À Toulouse, la division Défense & Espace d’Airbus modernise ses moyens d’essais spatiaux. Depuis les années 1970, l’entreprise utilise des chambres à vide pour simuler les conditions extrêmes de l’espace. Situées sur le site Astrolabe à Ramonville-Saint-Agne, ces installations prennent la forme de grandes cuves. La plus grande en fonctionnement, « SimMer », me neuf mètres de long et autant de diamètre, tandis qu’une autre, « SimLes », approche du demi-siècle et va être remplacée par « SimOne ». Les travaux, débutés il y a trois ans, touchent à leur fin.
La cuve en acier inoxydable, de douze mètres de long, dix de diamètre et 2,4 centimètres d’épaisseur, a été livrée en kit et assemblée sur place. Semi-enterrée, elle servira à tester des satellites d’une masse pouvant atteindre 6,5 tonnes. Cet équipement se trouve à l’intérieur d’un nouveau bâtiment construit autour de la cuve et communique avec une salle blanche où les satellites sont fabriqués et équipés de leurs systèmes embarqués.
Pour tester les satellites avant leur mise en orbite, ils sont placés sur un chariot multifonctionnel, puis transférés à l’intérieur de la cuve via un système de rails. Une fois installés, les satellites sont reliés à une salle de contrôle pour analyser les essais en temps réel. « Nous vérifions que toutes les fonctionnalités demandées par le client fonctionnent correctement », précise Ronan Oudot, responsable des opérations assemblage et tests chez Airbus Defence & Space.
La cuve est équipée pour simuler les conditions spatiales. « Nous faisons le vide à l’intérieur de cette cuve étanche en descendant la pression en dessous de 0,00001 millibar », explique Denis Gasnier, responsable du projet SimOne. L’équipement permet de maintenir des températures allant de -173 °C à +155 °C, générant ainsi des conditions plus contraignantes qu’en orbite.
Les essais concernent généralement les cinq premiers satellites d’un nouveau programme et durent entre six et huit semaines. Le nouveau moyen d’essais XXL d’Airbus accueillera, dans un premier temps, des satellites du programme Galileo.
Source : La Dépêche du Midi

