Farage confronté à un nouveau scandale lors de la convention de Reform UK
La convention du parti Reform UK à Birmingham a été marquée par un scandale majeur, éclipsant la présence de Jordan Bardella, qui était censée être l’événement phare de la journée. Le journaliste Tom Peck, dans le quotidien The Times, a qualifié Bardella d’« impeccablement coiffé » et de « nouvelle pin-up de l’extrême droite européenne », moquant le contenu d’un accord signé entre le Rassemblement national et Reform UK.
Ce document, censé engager les deux partis à récupérer les sans-papiers à bord des embarcations interceptées dans la Manche, a été critiqué pour son manque de substance. The Independent a pris cette alliance plus au sérieux, soulignant que le RN est en tête des sondages pour la présidentielle de 2027. Bardella a déclaré devant la foule qu’il était nécessaire de mettre fin aux itinéraires mortels des passeurs, suscitant des applaudissements et des chants de « Viva le France ».
Cependant, la veille de la convention, un reportage de Channel 4 a révélé que deux dirigeants de Reform, Dan Jukes et James Orr, avaient discuté de la possibilité de contourner la législation britannique sur les dons étrangers, ce qui a jeté une ombre sur l’événement. Dans son discours, débuté avec plus d’une heure de retard et perturbé par des manifestants, Farage a nié toute impropriété, qualifiant les allégations de « bavardages de bistrot ».
Le timing de la convention est particulièrement délicat, Farage étant déjà sous le feu des critiques pour un don de cinq millions de livres qu’il n’avait pas déclaré. Alors que le parti espérait se repositionner, les révélations récentes compliquent cette tâche. Des militants présents à la convention ont exprimé des sentiments mitigés, certains considérant que cette affaire « sentait mauvais », tandis que d’autres défendaient Farage en affirmant qu’il était la cible d’un complot de l’establishment.
L’impact de ce scandale sur le soutien électoral de Reform UK reste incertain. Selon The Guardian, les électeurs prêtent rarement attention aux allégations de corruption, tant qu’elles ne commencent pas à influencer leur opinion.
Source : The Times, The Independent, BBC, The Guardian.

