Vénus : des molécules du vivant résistent à une expérience et relancent la recherche sur la vie.

Vénus : ces molécules du vivant ont résisté à une expérience que l’on croyait impossible et relancent la question de la vie

Vénus : Des molécules du vivant résistent à des conditions extrêmes

Une récente étude a révélé que certaines molécules biologiques pourraient survivre dans l’environnement hostile de Vénus, où la température atteint environ 460 °C et la pression atmosphérique est 93 fois supérieure à celle de la Terre. L’atmosphère de la planète est composée principalement de dioxyde de carbone (CO₂), avec des nuages d’acide sulfurique, rendant la surface inhospitalière pour la vie telle que nous la connaissons.

Conditions extrêmes sur Vénus

Vénus est souvent décrite comme un enfer en raison de ses conditions climatiques extrêmes. Les sondes spatiales, comme Venera 13 et 14, n’ont survécu que quelques dizaines de minutes à sa surface en raison de la chaleur et de la pression. Cependant, la couverture nuageuse, s’étendant entre 48 et 64 kilomètres d’altitude, pourrait offrir des conditions plus favorables à la vie.

Recherche sur la possibilité de vie

Les chercheurs, dont Sara Seager, professeur en sciences planétaires, s’interrogent sur la capacité des molécules biologiques à résister dans des environnements extrêmes. Des expériences menées depuis 2020 ont montré que des acides aminés, des acides nucléiques et des lipides peuvent survivre dans des conditions acides, suggérant que des réactions chimiques prébiotiques pourraient également se produire dans les nuages de Vénus.

Résultats surprenants

Les résultats de ces recherches indiquent que plusieurs peptides peuvent rester intacts pendant plusieurs semaines dans un environnement composé à 98 % d’acide sulfurique. Ces peptides adoptent même des structures tridimensionnelles similaires à celles observées dans certaines protéines sur Terre, ce qui pourrait indiquer un potentiel pour des fonctions biologiques dans cet environnement.

Ces découvertes, publiées dans la revue PNAS, ouvrent de nouvelles perspectives sur la possibilité de vie extraterrestre dans des conditions que l’on pensait jusqu’alors inhospitalières.

Source : Futura Sciences

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