L’école inclusive progresse, mais reste confrontée à un manque de moyens et d’accompagnement
Le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a plus que triplé en 20 ans. Malgré cette progression, des parents et enseignants dénoncent encore un manque de moyens et d’accompagnement sur le terrain.
Une nouvelle Conférence nationale du handicap se tient vendredi 4 septembre à Bobigny, près de Paris. Instituée par la loi de 2005, elle a lieu tous les trois ans pour définir les grandes lignes des politiques publiques en matière de handicap. Elle réunit le chef de l’État, le gouvernement, des élus, des représentants des institutions et des associations.
Aujourd’hui, 526 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire, un chiffre qui a plus que triplé en deux décennies. Depuis la loi de 2005 sur le handicap, chaque enfant a le droit d’être scolarisé dans l’établissement de son secteur, et l’Éducation nationale a déployé des moyens importants, notamment avec environ 140 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Des dispositifs comme les classes spécialisées Ulis et les pôles d’appui à la scolarité existent également, mais sont souvent critiqués.
Cependant, la réalité sur le terrain reste préoccupante. De nombreux parents et enseignants signalent un manque d’accompagnement adéquat. Certains élèves ne bénéficient que de quelques heures d’école par semaine en raison de l’absence d’AESH. Ces derniers sont souvent mal rémunérés et peu formés, et beaucoup d’enfants qui ont droit à une aide ne la reçoivent pas réellement.
Cette situation engendre des défis pour les enseignants et les élèves dans les classes. Adeline Hostin, parent d’un enfant en situation de handicap et représentante de la fédération Fnaseph, souligne que l’AESH n’est pas la solution unique. Selon elle, l’accessibilité passe également par la mise en conformité de l’environnement scolaire et une approche pédagogique adaptée.
Pour améliorer l’accueil des enfants en situation de handicap, la fédération préconise une formation renforcée des enseignants et une réduction du nombre d’élèves par classe.
Source : Franceinfo



