Rachida Dati demande sa réintégration dans la magistrature avant son procès pour corruption
L’ancienne garde des Sceaux et actuelle maire LR du VIIe arrondissement de Paris, Rachida Dati, a sollicité sa réintégration dans la magistrature, selon une annonce faite par le ministère de la Justice ce vendredi 4 septembre. Cette réintégration, qui doit être validée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), coïncide avec le fait que Dati sera jugée pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire Renault-Nissan, du 16 au 28 septembre 2026.
Âgée de 60 ans, Rachida Dati a récemment été battue lors des élections municipales à Paris. Elle a obtenu un poste en tant que « premier substitut à l’administration centrale de la justice » au sein de la Chancellerie. La Chancellerie a précisé que sa réintégration se fera « après l’avis du CSM que le Garde des Sceaux suivra ».
Rachida Dati devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour des accusations de corruption et de trafic d’influence passifs. Les allégations portent sur un pacte de corruption présumé et sur des activités de lobbying illégales qu’elle aurait menées au Parlement européen, où elle a été élue de 2009 à 2019, pour le compte de Renault et de son ancien patron, Carlos Ghosn, qui est actuellement en fuite.
Entre 2009 et 2013, Dati a perçu 900.000 euros dans le cadre d’une convention de rémunération forfaitaire d’avocats, qu’elle défend en affirmant avoir exercé ses fonctions d’avocate de manière légale.
Rachida Dati a débuté sa carrière politique comme conseillère justice de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2002. Elle a été nommée garde des Sceaux en 2007, où elle a mis en œuvre des réformes notables, avant de devenir ministre de la Culture en 2024, fonction qu’elle a quittée un mois avant les élections municipales de Paris.
Source : BFM TV, Nouvel Obs

