« Décès à l’hôpital : une femme dénonce des négligences médicales »

Témoignage.

« Je veux la justice » : Son compagnon meurt à l’hôpital, elle dénonce des dysfonctionnements internes

Entré à l’hôpital Sainte Musse à Toulon pour des maux de ventre, Robert Louiso est décédé treize jours plus tard. Sa compagne, Karine Leroux, a décidé d’entamer un long combat judiciaire pour lui rendre son honneur, les faits pouvant être pénalement qualifiés d’homicide involontaire, selon l’avocat de la famille.

Karine Leroux, compagne de Robert Louiso pendant plus de 20 ans, décrit un homme heureux, un artisan de 54 ans, père de trois enfants, qui n’était « jamais malade ». Le 31 décembre 2025, il est contraint de se rendre à l’hôpital à cause de douleurs abdominales. Il n’en ressortira pas vivant.

« Ça fait trente ans que je suis avocat et c’est la première fois que je vois un cas pareil, » déclare Pierric Mathieu, avocat de Karine Leroux. Selon lui, Robert Louiso a été « laissé complètement à l’abandon ». Les symptômes initiaux, liés à une pancréatite aiguë, auraient dû être traités par une perfusion de morphine et un suivi médical approprié. Cependant, quelques jours après son admission, sa température a commencé à augmenter.

L’inquiétude de Karine grandit alors qu’elle observe son compagnon devenir méconnaissable. Elle évoque un état de « delirium » avec hallucinations. Malgré ses tentatives pour alerter l’équipe médicale, elle se sent ignorée. « Il a fallu que j’en appelle à ma belle-fille, qui est infirmière, pour que l’équipe médicale m’écoute, » dit-elle.

L’état de Robert Louiso se dégrade, et Karine est contrainte de s’occuper de lui. Elle raconte : « Le dimanche, des amis sont venus le voir. Je l’ai retrouvé allongé dans la salle de bains, amorphe, par terre. » Quelques jours plus tard, un hélitreuillage vers l’hôpital de la Timone à Marseille est envisagé, mais il est finalement transféré en réanimation à Toulon. Son décès est déclaré le 12 janvier 2026.

Karine Leroux a depuis exprimé des doutes quant à l’hygiène lors de la prise en charge de son compagnon. Selon son avocat, des dysfonctionnements en matière d’hygiène au niveau de la perfusion ont été signalés, entraînant des formations d’urgence pour le personnel. La direction du CHU de Toulon a confirmé que tout événement grave fait l’objet de procédures de signalement et d’analyse interne.

Le cas de Robert Louiso pourrait être qualifié d’homicide involontaire, selon son avocat, qui souligne que le retard dans le diagnostic d’une infection par staphylocoque pourrait être considéré comme une négligence. Karine Leroux a déposé plainte, exprimant sa souffrance et son désir de justice.

« Ce que j’ai vécu, je ne le souhaite à personne, même à mon pire ennemi, » déclare-t-elle. Elle appelle à la justice pour rendre hommage à son compagnon, affirmant : « Si je dois vendre ma maison pour aller jusqu’au bout, je le ferai. »

Source : ICI Côte d’Azur

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