Détroit d'Ormuz : malgré les espoirs de paix, la crise économique mondiale est loin d'être finie

Détroit d’Ormuz : malgré les espoirs de paix, la crise économique mondiale persiste

Le détroit d’Ormuz, essentiel pour le transit des hydrocarbures, ne retrouvera pas rapidement son trafic habituel, exacerbant ainsi les contraintes sur les flux de matières premières et l’économie mondiale. Quelle que soit l’issue des négociations entre les États-Unis et l’Iran, de nombreux armateurs devront obtenir des garanties solides pour tenter la traversée, alors que plusieurs centaines de navires restent bloqués dans le golfe.

Jakob P. Larsen, responsable de la sécurité de Bimco, souligne que « pour la reprise normale des activités, un cessez-le-feu stable et convenu par les deux parties est indispensable, tout comme la mise en place d’une voie maritime sûre et exempte de mines ». Les conditions de réouverture seront scrutées de près, d’autant que le ministre des Affaires étrangères iranien a déclaré que la gestion du détroit « ne reviendrait pas à la situation d’avant-guerre ».

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a également averti qu’il faudrait plusieurs mois pour relancer ou réparer les installations énergétiques actuellement à l’arrêt. Les Émirats arabes unis, par précaution, ont accéléré la construction d’un nouvel oléoduc pour contourner le détroit. L’histoire rappelle que la fin des hostilités ne signifie pas toujours un retour à la normale, comme l’illustre le cas du canal de Suez, bloqué pendant huit ans après la guerre de 1967 entre Israël et l’Égypte.

Source : La Tribune.

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