Des chercheurs de l’Université de Stanford et du laboratoire national SLAC ont mis en évidence une réponse optique ultrarapide et fortement non linéaire dans des semi-conducteurs courants, induite par des électrons mégaélectronvolts (MeV). Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour les technologies d’imagerie et de détection radiologique. (www6.slac.stanford.edu)
Traditionnellement, les détecteurs de radiation reposent sur des scintillateurs qui convertissent la radiation en lumière visible. Cependant, ces détecteurs présentent souvent un compromis entre la force du signal et la rapidité de la réponse, limitant ainsi la précision de la détection. (www6.slac.stanford.edu)
Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé des impulsions laser ultrarapides pour sonder la réponse optique de semi-conducteurs après excitation par des électrons MeV. Ils ont observé des modulations optiques de moins de 10 picosecondes, atteignant jusqu’à 24,5 %, accompagnées d’un décalage vers le bleu de la bande d’absorption, indiquant des densités de porteurs de charge de 10¹⁸ cm⁻³. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Ces résultats suggèrent que les semi-conducteurs courants pourraient être utilisés pour détecter la radiation ionisante de manière ultrarapide et précise, même à température ambiante. Cette avancée pourrait améliorer les technologies d’imagerie médicale et de détection de radiation, permettant une détection en temps réel des particules ionisantes et une meilleure qualité d’image pour le diagnostic clinique. (www6.slac.stanford.edu)
Cette recherche a été publiée dans la revue Nature Photonics le 20 avril 2026. (doi.org)

