Bilan d’Emmanuel Macron sur le handicap : allocations améliorées, accessibilité limitée.

Allocations améliorées, accessibilité et scolarisation difficiles : le bilan mitigé d'Emmanuel Macron sur le handicap

Allocations améliorées, accessibilité et scolarisation difficiles : le bilan mitigé d’Emmanuel Macron sur le handicap

La Conférence nationale du handicap se tient, vendredi 4 septembre, à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Ce grand rendez-vous rassemble tous les trois ans les associations, les collectivités et les entreprises pour fixer le cap des politiques publiques en matière de handicap, sous l’égide du président de la République. Ce sera donc la dernière chapeautée par Emmanuel Macron.

Le bilan du chef de l’État est contrasté, avec toutefois des avancées. S’il y avait une me à retenir, c’est le remboursement intégral des fauteuils roulants. Entrée en vigueur en 2025, cette me a rencontré des difficultés de mise en œuvre, avec des délais importants et des dossiers refusés. Néanmoins, aujourd’hui, 90 000 personnes ont vu leur fauteuil remboursé par l’Assurance maladie.

L’amélioration des aides financières est un autre progrès notable au cours des deux quinquennats, notamment avec la déconjugalisation de l’allocation adultes handicapés (AAH). Son versement ne dépend plus des revenus du conjoint, comme le demandaient les associations depuis longtemps. Par ailleurs, le taux de chômage des travailleurs handicapés a baissé, passant de 19 % à 14 % entre 2017 et 2024.

550 000 enfants handicapés scolarisés

En revanche, du côté de l’école, des bâtiments ou encore des transports, il y a encore de nombreux chantiers en cours. De plus en plus d’enfants handicapés vont à l’école ordinaire. Ils sont 550 000 aujourd’hui contre 320 000 en 2017. Bien que cela aille dans le bon sens, de nombreux enfants restent scolarisés à temps partiel, avec quelques heures seulement d’accompagnement, et des milliers de familles restent sans solution à chaque rentrée.

Le point noir reste l’accessibilité dans les commerces et les transports. Vingt ans après la loi Handicap, plus d’un établissement sur deux recevant du public n’est toujours pas aux normes. Les associations attendent une politique volontariste avec des contrôles et des sanctions pour que l’inclusion ne sonne plus comme un mot creux, mais devienne une réalité.

Source : France Inter.

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