Soins de la dépression à l’époque d’Hippocrate : pratiques médicales et croyances antiques.

Comment soignait-on la dépression au temps d’Hippocrate ?

Comment soignait-on la dépression au temps d’Hippocrate ?

Cet article a été publié sur notre site le 5 décembre 2025, puis republié le 4 septembre 2026.

Les premiers témoignages connus de ce que l’on nomme aujourd’hui “dépression” nous viennent de Mésopotamie. Au deuxième millénaire avant Jésus-Christ, cette condition était souvent associée à un trouble d’ordre spirituel. Être déprimé signifiait alors être possédé par un démon ou un esprit maléfique, et les remèdes étaient souvent rudimentaires : les malades étaient roués de coups ou affamés pour exorciser les démons et soulager leur âme souffrante.

La situation s’améliore quelque peu durant l’Antiquité gréco-romaine. À cette époque, bien que la dépression soit encore souvent perçue comme une forme de punition divine, certains médecins commencent à l’interpréter comme l’expression d’un trouble biologique et psychologique.

Au IVe siècle avant J.-C., le Grec Hippocrate observe que la dépression, alors appelée “mélancolie”, est associée à divers symptômes : abattement, perte d’appétit, insomnie, irritabilité, anxiété, perte d’estime de soi. Il conclut que ce que ses contemporains réduisent souvent à de la faiblesse d’esprit relève en réalité d’une pathologie. Hippocrate attribue ce mal à un déséquilibre des humeurs, les quatre fluides corporels que sont le sang, la pituite, la bile jaune et la bile noire.

Ainsi, les traitements préconisés par Hippocrate incluaient des modifications du régime alimentaire, des exercices physiques, et parfois des saignées, dans le but de rétablir l’équilibre des humeurs. Cette approche marque une avancée significative vers une compréhension plus scientifique de la dépression, éloignant peu à peu les conceptions mystiques de cette maladie.

Source : Ha’Aretz

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