Les banques modifient leurs prêts en réponse aux risques climatiques croissants.

Climate risk is changing where banks lend—before disaster strikes

Les risques climatiques modifient les pratiques de prêt des banques avant même que les catastrophes ne surviennent, impactant ainsi l’accessibilité au financement pour les petites entreprises et les économies locales. (unsw.edu.au)

Une étude menée par l’Université de New South Wales (UNSW) a révélé que les banques ajustent leur comportement en anticipant les risques climatiques physiques, tels que les tempêtes, les inondations ou les incendies, avant qu’ils ne se traduisent par des pertes financières. Les établissements bancaires exposés à ces risques détiennent davantage de capital et modifient leurs pratiques de prêt, en réduisant notamment les crédits accordés aux zones les plus vulnérables. (unsw.edu.au)

Kristle Romero Cortés, professeure agrégée à l’UNSW Business School et co-auteure de l’étude, souligne que les particuliers souhaitant acheter une maison ou ouvrir une entreprise locale ne devraient pas se limiter à la seule question de l’accessibilité financière. Ils devraient également envisager l’évolution de leur propriété dans 10 ou 20 ans, notamment en termes d’exposition aux risques climatiques. (unsw.edu.au)

Les données de l’étude indiquent qu’une augmentation d’une unité de l’exposition au risque climatique physique d’une banque est associée à une réduction d’environ 10 % des prêts aux petites entreprises et à une diminution de 5 % de la valeur des prêts dans les zones les plus exposées. (unsw.edu.au)

Cette tendance soulève des préoccupations quant à l’accès au financement pour les communautés vulnérables aux risques climatiques, qui pourraient se retrouver avec moins de ressources pour s’adapter et se développer. Les banques, en cherchant à minimiser leurs risques, pourraient restreindre le crédit dans ces régions, affectant ainsi la croissance économique locale. (unsw.edu.au)

En France, la Banque de France a également étudié l’impact des risques climatiques sur le secteur bancaire. Une publication de juin 2026 indique que tant la hausse des températures moyennes que les épisodes aigus de chaleur réduisent significativement la croissance des prêts, principalement à travers les crédits à moyen et long termes. Les banques réagissent différemment à ces deux dimensions du risque climatique, avec une forte hétérogénéité selon les maturités et les secteurs d’activité. (banque-france.fr)

Ces études mettent en lumière l’importance pour les acteurs économiques de considérer les risques climatiques dans leurs décisions d’investissement et de financement, afin d’asr une résilience face aux défis environnementaux futurs.

(unsw.edu.au)

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