Scandale périscolaire : plainte de familles contre Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo.

Scandale du périscolaire : Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo visés par une plainte de familles

Scandale du périscolaire : Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo visés par une plainte de familles

Plusieurs familles ont annoncé porter plainte contre la Ville de Paris, son maire Emmanuel Grégoire, ainsi que sa prédécesseure Anne Hidalgo. Patrick Bloche, en charge des affaires scolaires à l’Hôtel de Ville jusqu’en 2026, est également visé.

Une quinzaine de familles, réunies autour de l’association MeTooEcole, dénoncent des violences et atteintes sexuelles sur leurs enfants dans des écoles des IXᵉ, XIᵉ et XVᵉ arrondissements. Elles demandent à la justice d’examiner ce que les responsables savaient des dysfonctionnements dans le périscolaire parisien et leur absence d’action supposée pour y remédier.

La plainte, annoncée par un collectif d’avocats, vise notamment l’ancienne maire PS Anne Hidalgo (2014-2026), son successeur Emmanuel Grégoire, et Patrick Bloche, ancien adjoint d’Hidalgo. D’autres procédures sont déjà ouvertes contre des animateurs soupçonnés d’avoir agressé des enfants, mais cette plainte se concentre sur la responsabilité de la Ville en tant qu’organisateur et exploitant du temps périscolaire.

Sur le plan pénal, la plainte évoque la mise en danger délibérée d’autrui, la non-assistance à personne en danger, et la non-dénonciation d’infraction concernant des enfants âgés de deux à quatre ans.

Des signalements ignorés

Les plaignants affirment que la Ville et des responsables de sa direction des affaires scolaires (Dasco) avaient connaissance des dysfonctionnements par des signalements des familles. Ces alertes, parfois restées en interne, n’ont pas entraîné les mes nécessaires telles que la suspension des agents impliqués ou l’information des familles.

Ils accusent les responsables de la Ville d’avoir eu connaissance du caractère systémique du péril, notamment depuis le printemps 2025, lorsque les premières affaires ont éclaté. Le nombre d’animateurs suspendus pour des faits à caractère sexuel a atteint 20 en 2025, puis 52 depuis le début de 2026, ce qui, selon les plaignants, traduit une connaissance de l’ampleur et de la récurrence du phénomène.

Plusieurs plaintes déposées, des auditions à venir

Anne Hidalgo et Patrick Bloche sont également visés par trois plaintes déposées fin août par des familles de l’école Saint-Dominique (VIIᵉ arrondissement). Une vingtaine d’élus de la droite et du centre ont également fait un signalement au parquet. Les trois responsables doivent être auditionnés mi-septembre par la commission d’enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire à l’échelle nationale.

Emmanuel Grégoire a engagé un plan d’action de 20 millions d’euros de lutte contre les violences sexuelles dans le périscolaire, qu’il a qualifié de « priorité absolue » de son mandat. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes, avec plus de 200 enquêtes pénales en cours dans les écoles et crèches de la capitale.

Source : Télérama, avec AFP

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